Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné

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yann sinclair

yann sinclair

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12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné Empty
MessageSujet: 12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné   12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné Icon_minitimeDim 12 Nov - 9:09

12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné 330px-41
Huile sur toile de Jean-Laurent Mosnier
(Musée Carnavalet, Paris)

 
  Jean Sylvain Bailly
12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné 110px-Signature_Bailly_1790.svg

le 15 septembre 1736 à Paris

Guillotiné le 12 novembre 1793 à Paris à l'âge de 57 ans
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Il a été le premier Maire de Paris
15 juillet 1789 - 18 novembre 1791
(2 ans, 4 mois et 3 jours)

Président de l'Assemblée constituante
 17 juin 1789 – 3 juillet 1789
(16 jours)

12 mai - 23 juin 1789
(1 mois et 11 jours)



le 15 septembre 1736 à Paris
mort guillotiné le 12 novembre 1793 à Paris






Biographie




Famille



Ses parents sont Jacques II Bailly et Cécile Guichon. Jean-Sylvain Bailly est le petit-fils de Nicolas Bailly, peintre du roi et garde des tableaux de la couronne, qui le destinait à la peinture. Le père de Jean Sylvain Bailly est aussi un peintre. Jean Sylvain Bailly préfère par-dessus tout l'astronomie.

Membre des académies



Il travaille d’abord pour le théâtre, mais lié à Lacaille, il s’intéresse très tôt à l’astronomie et fait construire un observatoire sur le toit du Louvre, à Paris. Il est proche des Philosophes. Ses observations astronomiques lui valent son élection à l’Académie des sciences en 1763. Son Histoire de l’Astronomie, œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvre les portes de l’Académie française, où il est élu membre en 1783, grâce à la persévérance de son ami Buffon et malgré l'opposition de d'Alembert.

Pendant la révolution, il aide Alexandre Lenoir à sauvegarder le patrimoine français




12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné Saint_10
Statue de Bailly par René de Saint-Marceaux dans la salle du Jeu de paume.



Révolution française



Membre aussi de la Société des amis de la constitution, Jean Sylvain Bailly est rédacteur avec Camus, Le Chapelier et Guillotin, du Cahier de doléances du Tiers état de Paris qui demande la démolition de La Bastille, puis il est élu le 12 mai 1789, 1er député du Tiers état de Paris aux États généraux. Le 3 juin suivant, il est élu président du tiers état et, le 17 juin, président de l’Assemblée nationale (fonction qu'il occupera jusqu'au 3 juillet de cette année)

Le 20 juin, lors du serment du Jeu de Paume, il est le premier à prêter serment et, trois jours plus tard, lors de la séance où Louis XVI exige la dispersion de l’Assemblée, il refuse d’obtempérer et s'autoproclame président de l'Assemblée nationale.
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Jean Sylvain Bailly lors du serment du Jeu de paume à Versailles le 20 juin 1789 (Collection privée de Nuno Carvalho de Sousa, Lisbonne.)


Maire de Paris



Le lendemain de l'assassinat de Jacques de Flesselles, il est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 par l'acclamation d'une assemblée hétéroclite d'électeurs des soixante districts et de quelques députés de l'Assemblée nationale. (Jacques de Cock, L'affaire de la mairie de Paris en 1789, Fantasques éditions, Lyon, 1991, p. 30) C'est à ce titre qu'il remet la cocarde tricolore au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l’Hôtel de Ville, le 17 juillet.

Dans sa fonction de maire, il est le chef de la première Commune de Paris, et se trouve attaqué par Camille Desmoulins et Jean-Paul Marat, pour être trop conservateur. Il demeure à cette époque dans un hôtel particulier, 8–12 rue Neuve des Capucines, mis à la disposition par la commune.


Fusillade du Champ-de-Mars



Article détaillé: Fusillade du Champ-de-Mars

Après l’évasion manquée des 20 et 21 juin 1791 de la famille royale, Bailly veut contenir l’agitation républicaine qui vise à obtenir la déchéance du roi et, à la demande de l’Assemblée, proclame la loi martiale. Le 17 juillet 1791, il ordonne de fusiller tout le monde sur le Champs de Mars. Sa popularité, restée jusque-là à peu près intacte, tombe au plus bas. Le 12 novembre, il démissionne de toutes ses fonctions politiques, et se retire à Nancy.


Condamnation



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Bailly conduit à l'échafaud.
Illustration de Tony Johannot publiée dans l’Histoire de la Révolution française d'Adolphe Thiers, Furne, 1836.

Il est mis en état d’arrestation en juillet 1793, alors qu’il se trouve à Melun, et placé en détention. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit implicitement à sa perte.

Son procès est expédié par le Tribunal révolutionnaire du 9 au 10 novembre 1793, et la sentence exécutée le lendemain, après que la guillotine a été symboliquement transportée par les révolutionnaires de l’esplanade du Champ-de-Mars (à l’endroit même où les troupes de la Constituante avaient tiré sur les « Sans-Culotte » le 17 juillet 1791), et installée à l'extrémité gauche du champ de la Fédération, dans le fossé même qui entourait l'enceinte, car les révolutionnaires ne voulaient pas que le sang de Bailly soit mélangé à celui de leurs émeutiers morts au Champ-de-Mars. Comme les membres du condamné, glacés par la pluie et le froid, sont agités d’un tremblement involontaire, un spectateur lui dit:
— Tu trembles, Bailly ?
— Oui, répond le vieillard avec calme, mais c'est seulement de froid.

(Charles-Henri Sanson, La Révolution française vue par son bourreau, Le Cherche-midi, 2007, p. 85–94)



Une plaque apposée sur l'immeuble au 2 avenue de La Bourdonnais marque l'emplacement de son exécution. Son corps repose sous l'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, dans laquelle une plaque commémorative a été apposée le 23 novembre 1993.

Les académies étant supprimées, sa place à l'Académie française ne sera donnée à Emmanuel Joseph Sieyès qu'en 1803 lors de la création de la seconde classe de l’Institut de France.

En décembre 1794 son ami, le poète Simon-Pierre Mérard de Saint-Just publie à Londres un Éloge historique de Jean Sylvain Bailly en 25 exemplaires. (Mérard de Saint-Just Simon-Pierre, Éloge historique de Jean Sylvain Bailly, Londres, S. P. Rinistad-Stumear, décembre 1794, 266 p., p. 1–183)

C'est Arago qui prononce en 1844 son éloge à l’Académie des sciences.


Publications



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Portrait de Jean Sylvain Bailly, par Garneray et Alix, d'après David.




Bibliographie






Hommages











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Dernière édition par yann sinclair le Lun 12 Nov - 12:09, édité 5 fois
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sheldon12

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MessageSujet: Re: 12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné   12 novembre 1793: Bailly est à son tour guillotiné Icon_minitimeDim 12 Nov - 19:37

Bel exposé !
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