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 05 décembre 1783: Décès de Mademoiselle d'Artois

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yann sinclair

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MessageSujet: 05 décembre 1783: Décès de Mademoiselle d'Artois   Sam 2 Déc - 12:53

A 10 heures du soir

Mort de la nièce du Roi



Sophie de Bourbon – Petite Fille de France (1776-1783): La courte vie de Mademoiselle d’Artois


"Mademoiselle d'Artois est née le 5 août 1776, soit 364 jours après son frère Louis- Antoine de Bourbon, Duc d’Angoulême. "Elle est dans sa figure, écrit Mercy à Marie-Thérèse à cette occasion, d'une petitesse qui a frappé, pour la raison que M. le duc d'Angoulême est dans le même cas; il ne grandit point et ne paraît pas à beaucoup près d'une bonne santé." Première fille de Charles de France Comte d'Artois, il n'existe que trois portraits d'elle: celui de Vigée-Lebrun, celui de Rosalie Filleul où elle pose avec ses frères Angoulême et Berry, celui de Charles Leclercq où elle pose avec ses frères et sa mère où elle n'est pas sans rappeler Madame Royale dans le portrait familial de Wertmüller.
Elle meurt le 5 décembre 1783, à l'âge de 7 ans. La Reine écrit à son frère Joseph "Le Comte d' Artois a été affligé comme il devait l'être de la mort de sa fille et je trouve qu'il a été très bien, et surtout très naturel. Pour la Comtesse d'Artois, qui ne sent rien, elle n'a pas été plus affligée de la mort de sa fille que de toute autre chose." Elle est inhumée à Saint Denis. Son corps et son repos éternel sera perturbé lorsque les révolutionnaires profaneront la Basilique Royale de Saint Denis, ouvriront son cercueil pour jeter le corps de la petite princesse dans la fosse commune."

Marie Thérèse de Bourbon – Petite fille de France (1783-1783) : La mort au berceau de Mademoiselle d’Angoulême

"Mademoiselle d’Angoulême est née le 6 janvier 1783 à Versailles, comme ses frères et sœur. Elle meurt à Choisy-le-Roi le 22 juin de la même année. Elle sera très pleurée par son père le Comte d’Artois. Elle est inhumée à Saint Denis et son cercueil sera profané, excitant la curiosité malsaine des révolutionnaires qui s’attarderont de manière salace sur le corps de ce bébé."

Source : http://madameroyale.free.fr/bios/madartois.htm


La Reine écrit à son frère Joseph "Le Comte d' Artois a été affligé comme il devait l'être de la mort de sa fille et je trouve qu'il a été très bien, et surtout très naturel. Pour la Comtesse d'Artois, qui ne sent rien, elle n'a pas été plus affligée de la mort de sa fille que de toute autre chose


Voici l'extrait complet de la lettre de Marie Antoinette à Joseph (20 décembre 1783, Lever, pp 406-407) :

Mon fils se porte à merveille. Je l'ai trouvé fortifié et parlant bien. Ma fille a eu un peu de fièvre depuis son retour, mais elle est assez bien à présent. Le comte d'Artois a été affligé comme il devait l'être de la mort de sa fille, cela veut dire très touché à sa mort, et pendant sa maladie. En effet, cette enfant a eu une raison et une sensibilité, jusqu'à sa fin, au-dessus de son âge, mais il la connaissait trop peu pour être au désespoir, et je trouve qu'il a été très bien et surtout très naturel sur cela. Pour la comtesse d'Artois, qui ne sent rien, elle n'a pas été plus affligée de la mort de sa fille que de toute autre chose.

Ce petit retour au texte permet d'évacuer quelques doutes. Tout d'abord, il ne s'agit pas de ragots ni de médisances de la part de Marie Antoinette. Ce passage s'inscrit dans un paragraphe qui traite des enfants, la reine établissant un lien tout naturel entre les nouvelles qu'elle donne des siens et le deuil qui a frappé la famille Artois.

Ensuite, Marie Antoinette rend compte des observations très précises qu'elle a faites, avec son habituelle perspicacité et son sens inné de la psychologie : Artois a eu du chagrin, non seulement à la mort de sa fille, mais pendant sa maladie, remarque-t-elle. Mais pas assez cependant pour être au désespoir, chose qu'il n'a pas cachée, et c'est son naturel que la reine admire le plus.

Elle-même salue au passage les qualités de la jeune défunte, ce qui montre une relative proximité et de l'empathie.

Passons à la comtesse d'Artois, que Marie Antoinette ne porte visiblement pas dans son coeur et qui ne sent rien, nous dit-elle. Deux interprétations me viennent à l'esprit face à cette expression. Soit la comtesse ne sent rien dans cette circonstance précise. Soit elle ne sent rien en général, parce qu'elle n'a aucune sensibilité. Je crains que cette interprétation ne soit la bonne et que ce soit la froideur de sa belle-soeur que Marie Antoinette ait voulu souligner...

En tout cas, quel abîme entre ce manque de sentiments et le souci que la reine exprime elle-même pour ses propres enfants !

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