Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 02 novembre 1793: Ernée

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yann sinclair

yann sinclair

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MessageSujet: 02 novembre 1793: Ernée   02 novembre 1793: Ernée Icon_minitimeMar 30 Oct - 9:30

A Ernée, le 19e régiment d'infanterie légère soutenu par le bataillon de la Côte-d'Or avait été mis en déroute à Ernée, 400 Républicains y avaient trouvé la mort.

Mais le 3 novembre, l'adjudant général Brière, commandant la place de Fougères donna l'ordre d'une nouvelle attaque et envoya de nouveau contre les Vendéens et les Chouans le 19e régiment d'infanterie légère, soutenu par le 6e bataillon de la Côte-d'Or, et cette fois renforcés par le 3e bataillon du Calvados, quelques troupes de la Manche et des gardes nationaux de Fougères et des rares communes patriotes des environs.

Les deux armées se rencontrèrent à 15 heures au village de l'Angevinière près de la Pellerine, les Républicains attaquèrent mais les Vendéens reproduisirent la même tactique qu'ils avaient employés à Ernée et à de nombreuses autres batailles et firent semblant de prendre la fuite.

Les Républicains les poursuivirent et tombèrent de nouveau dans le piège, ils furent enveloppés sur leurs flancs et mis en déroute.

Les Chasseurs à pied du 19e régiment d'infanterie légère subirent une fois encore l'essentiel des pertes, ils avaient perdu dans ces deux batailles les deux tiers de leurs effectifs.

Un tambour républicain de quatorze ans nommé Darruder se distingua lors de cet affrontement.

Combattant au côté de son père, ce dernier fut tué près de lui. Darruder, s'empara du pistolet de son père, tua l'homme qui l'avait abattu puis continua à battre la charge.

Les Vendéens se lancèrent à la poursuite des Bleus et emportèrent les retranchements construits près de La Chaudronneraie à Beaucé.

Les Républicains en déroute regagnèrent Fougères mais les Royalistes les suivaient de si près que les défenseurs de la ville ne purent faire usage de l'artillerie déployé sur la place d'arme en haut de la rue de Paris.
02 novembre 1793: Ernée 300px-Chateau_de_Foug%C3%A8res_35
Église Saint-Léonard, vue depuis le château

Vers 18 heures, à la nuit tombante, les Vendéens et les Chouans étaient aux portes de Fougères.

Le siège ne dura pas longtemps, les soldats républicains placés devant la porte Saint-Léonard furent balayés au bout d'un quart d'heure et la porte fut brisée à coup de canons.

Les Vendéens entrèrent ensuite dans la ville mais les Républicains parvinrent à résister plus efficacement autour de l'église Saint-Léonard dans l'actuel jardin public.

Mais pendant ce temps, la cavalerie vendéenne commandée par Talmont attaquait la ville sur un autre point. Guidée par Boisguy, natif de la ville, elle emprunta des chemins de traverse dans les faubourgs et entra dans la ville en passant par la porte Notre-Dame que Brière n'avait pas cru bon de faire défendre.

La cavalerie vendéenne se rendit maître du château par surprise, les Républicains qui s'y trouvaient mirent bas les armes sans opposer de résistance.

300 prisonniers royalistes condamnés à mort étaient enfermés dans le château: ils furent délivrés et se joignirent aux Vendéens.

La nouvelle de la prise du château se propagea rapidement aux soldats républicains postés à la porte Saint-Léonard, qui depuis les hauteurs de leur position avaient pu y assister, cela provoqua une véritable panique dans leurs rangs.

Elle se répandit à tous les défenseurs et ce fut un sauve-qui-peut général. Néanmoins certains soldats ignoraient la prise du château et tentèrent de s'y réfugier; ils tombèrent nez à nez sur les Royalistes à la rue de la Pinterie et furent écrasés.

Les prisonniers délivrés, ivres de vengeance, se livrèrent à ce moment à des exécutions sommaires.

L'armée républicaine, en déroute et dispersée, se replia en désordre sur Rennes, Vitré ou encore Avranches.

La marquise de Donnissan, épouse de Guy Joseph de Donnissan, écrit dans ses mémoires:
Citation :
« On ne pouvoit rester à Laval malgré la victoire remportée parce que sept routes y conduisoient et que l'on pouvait être attaqué sur toutes. Il fut décidé dans le Conseil d'aller à Rennes; mais des espions ou des gens intéressés firent changer la marche. L'armée prit la route de Mayenne. A Fougères la résistance dura quatre heures. Il y avoit de retranchements, un château qui pouvoit se déffendre plus longtemps. Je me rappelle avec effroi que j'entrois pelle melle avec les soldats. On tuoit auprès de moi; on fracassoit les portes pour entrer dans les maisons. J'étois entrainée par mon cheval; je n'avois plus la force de le tenir. Dans une grande rue plusieurs mourans demandoient des prêtres, une chaise couvroit la tête du blessé et le prêtre à terre l'écoutoit. Jamais, jamais ce tableau ne s'effacera de sa mémoire1 »

— Marie Françoise, marquise de Donnissan

Fougères était prise, environ 200 soldats républicains et 15 civils avaient été tués pendant le siège et 800 avaient été fait prisonniers.

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02 novembre 1793: Ernée C_icgp11
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