Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 Histoire des modes et du vêtement

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Twiny

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MessageSujet: Histoire des modes et du vêtement   Histoire des modes et du vêtement Icon_minitimeMar 6 Nov - 9:57

« Au Moyen Age, une tendance mode durait un siècle et demi »
Pourquoi les hommes portaient-ils des tuniques courtes au XIIe siècle ?
Comment le noir est-il entré dans nos garde-robes ?

sunny Ce nouvel ouvrage offre une plongée dans l’histoire du vêtement.

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Histoire des modes et du vêtement, éd. Textuel, 504 pages, 55 euros. Parution le 7 novembre.



Depuis environ cinq ans, les livres de mode ont tendance à se résumer à des panégyriques des marques de luxe sur leur propre histoire. Dans ce contexte, qu’il est rafraîchissant de tomber sur l’Histoire des modes et du vêtement, gros volume rose saumon de 504 pages, qui ambitionne de raconter les tenues des hommes, femmes et enfants du Moyen Age à nos jours ! Le projet est mené par Denis Bruna et Chloé Demey, respectivement conservateur en chef et responsable du pôle éditions et images du Musée des arts décoratifs. Pour cet ouvrage titanesque, ils se sont entourés de jeunes chercheurs à qui ils ont donné une consigne : s’adresser à un public de non-spécialistes.

Comment ce livre est-il né ?

Chloé Demey : Jusqu’à présent, il existait des ouvrages retraçant l’évolution des styles et des formes des vêtements, mais aucun ne les remettait dans leur contexte. On voulait faire un livre de mode d’historiens, nourris par les sciences humaines, les gender studies, les travaux de Michel Pastoureau sur les couleurs ou ceux de Georges Vigarello sur l’histoire du corps. Ne pas faire la synthèse de bibliographies existantes, mais repartir aux sources, travailler sur les inventaires après décès ou des recueils de comptes pour les périodes les plus anciennes (les XIVe ou XVe siècles), ou plus tard sur les catalogues de grands magasins (début du XXe) pour voir ce qui était proposé à la vente plutôt que de se fonder sur les images véhiculées par les magazines, qui sont déjà une forme de propagande.

Denis Bruna : Je dis souvent à mes étudiants : comparez les gens que vous croisez dans le métro avec les images qu’on trouve dans Vogue ! Vous verrez rarement de ressemblance. C’est pareil avec les enluminures du XVe siècle. Il est peu probable qu’elles reflètent la manière dont on s’habillait à l’époque.


Pourquoi débuter avec le XIVe siècle ?

D. B. : Remonter à l’Antiquité aurait été aventureux, car les sources écrites sont lacunaires et celles visuelles ne permettent pas de porter l’analyse au-delà de la description. Et puis les hommes et les femmes sont vêtus de la même manière en Occident jusque vers les années 1330. Enfin, c’est vers 1390 qu’apparaît le mot « mode » employé au féminin.


Peut-on faire une lecture synthétique de l’histoire des modes ?

D. B. : Plutôt cyclique. Une mode apparaît pour contredire celle déjà en place. D’abord elle choque, puis se diffuse, jusqu’à être chassée par une autre. C’était déjà vrai au Moyen Age. Au XIIe siècle par exemple, la mode est au vêtement court pour les hommes. Quand les tuniques longues arrivent, on s’indigne parce que les hommes s’habillent comme les femmes. Le long finit par s’imposer, jusqu’au XIVe siècle, où le pourpoint court fait son retour ! Il est alors décrié par les religieux et le roi Charles V. Puis il se généralise, sans doute grâce aux jeunes qui l’ont adopté vers 1330-1340.

C. D. : Une tendance durait un siècle et demi, alors que, maintenant, quelques années suffisent.

D. B. : Mais on a sans doute raté quelques épisodes au Moyen Age faute de documents !

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« Les Entravées », dessin de 1910 signé Xavier Sager.
Extrait du livre « Histoire des modes et du vêtement », éd. Textuel, novembre 2018.



Y a-t-il des périodes plus difficiles à appréhender ?

C. D. : Alors que nous avons pas mal de sources visuelles et textuelles au Moyen Age, le XVIIe siècle est curieusement assez pauvre : l’iconographie n’est pas flatteuse, avec beaucoup de gravures sans couleur. Et la cour de France avait la particularité par rapport aux autres pays européens de ne pas garder les vêtements de la famille royale. Quand Marie-Antoinette changeait de garde-robe tous les six mois, tout son linge était récupéré, découpé, donné…

D. B. : Le XVIIe siècle est vraiment le parent pauvre dans l’histoire de la mode, très peu de spécialistes se sont penchés dessus alors qu’il y a eu un renouveau des études sur toutes les autres époques.


L’histoire de la mode se consacre-t-elle autant aux hommes qu’aux femmes ?

D. B. : C’est assez équitable jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, quand la mode masculine est devenue sombre et sobre. Beaucoup d’ouvrages, de collectionneurs et de musées ont dès lors cessé de s’y intéresser, parce qu’elle n’était plus spectaculaire. Ce manque d’intérêt a perduré jusqu’au milieu du XXe siècle.


L’histoire de la mode ne s’intéresse-t-elle qu’aux riches ?

D. B. : Elle a eu tendance à ne se consacrer qu’à l’aristocratie, avant de s’ouvrir à la bourgeoisie. Aujourd’hui encore, on parle surtout des grands créateurs. Notre but est d’aborder la mode de tous les groupes sociaux. Quand on n’y est pas arrivé, comme au XVIe siècle par exemple, on l’a signalé.

C. D. : Cela demande de travailler autrement, de fouiller sur eBay à la recherche de photos de famille, de cartes postales ou de vieilles publicités… On a aussi regardé la manière dont on rangeait le vêtement, du XIVe siècle à nos jours. Du coffre au dressing.


Comment mesurer la vie du vêtement ?

D. B. : En s’intéressant à toutes les étapes : production du matériau, fabrication, port, usage, abandon. On évoque l’importance du marché de la fripe de la fin du Moyen Age jusqu’au XIXe siècle. Un aristocrate vendait ses vieux vêtements à la petite noblesse ou à la bourgeoisie, satisfaite d’acquérir une tenue de cour, même si elle était un peu désuète. La fripe a permis la diffusion des modes.

C. D. : Ce qui ne trouve pas sa place côté fripe devient chiffon. Ou un don dans les églises, retaillé pour habiller les statues de la vierge ou de saints.

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Publicité de 1957 pour un costume Bayard typique des années 1950 avec sa veste et son pantalon large.
Extrait du livre « Histoire des modes et du vêtement », éd. Textuel.



Dans quelle mesure la mode est-elle sensible à son époque ?

D. B. : Elle l’était particulièrement au XVIIIe siècle, les journalistes de mode aimaient vraiment lier un vêtement à l’actualité. La guerre d’indépendance de l’Amérique, le premier vol de ballon en 1783, la prise de la Bastille… autant d’événements qui se retrouvent sur des boutons ou des éventails. Dans les magazines, on trouve des « robes de la Convention », des « robes de la Constituante »…


Quel est le sens des citations de la Bible, Erasme, Balzac et Henri Michaux en exergue ?

C. D. : Elles signifient toutes le même rapport entre le vêtement et celui qui le porte : l’habit fait l’homme. C’est amusant de voir Michaux dire la même chose qu’Erasme à cinq cents ans de différence. Ça montre une certaine constance.

D. B. : Dans notre société occidentale de culture judéo-chrétienne, le vêtement vient toujours de la faute. Adam et Eve vivaient nus au paradis ; lorsqu’ils en ont été chassés, Dieu leur a donné des tuniques. Jusqu’au XVIIIe siècle planait l’idée que le vêtement devait être aussi discret que possible, car c’était un rappel permanent du péché. Mais l’envie de se singulariser par le vêtement a toujours été plus forte, c’est le sens de la mode.
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de La Reinta

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MessageSujet: Re: Histoire des modes et du vêtement   Histoire des modes et du vêtement Icon_minitimeVen 30 Nov - 18:08

Alors d'autres infos Histoire des modes et du vêtement 405462

Denis Bruna, conservateur en chef du musée des Arts décoratifs, et Chloé Demey, responsable du pôle «  éditions et images  » du même établissement, publient, ce mois-ci, une somme* de plus de 500 pages revenant sur sept siècles d'évolution du style vestimentaire des Français. Une «  bible  », richement illustrée et cosignée par une demi-douzaine de jeunes chercheurs (Astrid Castres, Pierre-Jean Desemerie, Sophie Lemahieu, Anne-Cécile Moheng et Bastien Salva) où ils exposent l'état des connaissances sur les usages en matière d'habillement, et ce, depuis le XIVe siècle. La «  guise  » (comme on appelle alors la mode) évolue d'abord lentement. Étudiant les matériaux et les savoir-faire des artisans du Moyen Âge à l'époque moderne, les auteurs de cette passionnante «  histoire des modes et du vêtement  » décortiquent les innovations et tentent d'expliquer ce que la «  fabrication des apparences  » dit de l'état de la société à chaque époque. Ce faisant, ils mettent en lumière quelques permanences dans les dressings des hommes comme des femmes. Entretien.

  • Le Point : La mode est devenue un objet d'étude sérieux. Les laboratoires de recherche, en histoire ou en sociologie, dédiés au sujet se multiplient. Une vaste exposition vient de s'achever au Metropolitan Museum of Art de New York sur les liens entre imaginaire catholique et style vestimentaire... En France, le phénomène a déjà quelques années. À quel moment ce sujet a-t-il cessé d'être considéré comme futile  ?

Chloé Demey : Dès les premières années du XVIIe siècle, la mode fait l'objet de discussions dans les salons de quelques hôtels aristocratiques parisiens. La marquise de Rambouillet, qui se fait appeler Arthénice, fait de son hôtel particulier le centre du bon goût et de la bienséance à partir de 1620 et, pendant près de quarante ans. Mme de Sévigné fait partie des habituées. Au siècle suivant, on continue à discuter de la mode dans les salons, où les femmes tiennent un rôle essentiel. La mode, ses métiers et ses techniques sont également présents dans de nombreux articles de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. C'est au cours du dernier tiers du XVIIIe siècle que se développe une véritable presse spécialisée dans le domaine de la mode, où l'on parle d'habit, d'apparence, de maintien, d'accessoires, etc. À côté de ces marques d'intérêt anciennes pour la mode, il y a toujours eu une tendance inverse à la considérer comme un sujet futile et léger, à condamner son inconstance.


  • Depuis 1875 et la publication de L'Histoire du costume en France de Jules Quicherat, la mode ne se conjugue plus uniquement au singulier, se focalisant sur les costumes des élites. Votre ouvrage aborde ainsi ce phénomène de manière plurielle, en se penchant sur la mise de tout un chacun. Comment avez-vous procédé pour vous documenter sur les habits portés par les classes populaires au Moyen Âge  ?


Denis Bruna : Il n'est pas facile de trouver des sources écrites et visuelles à tous les siècles pour documenter les vêtements des classes populaires. Au Moyen Âge, les vêtements sont mentionnés dans les inventaires après décès que dressent les clercs de notaire. Même chez les plus modestes, ils sont décrits, leur état est précisé et leur valeur est indiquée. Très peu de vêtements de l'époque médiévale sont parvenus jusqu'à nous. Du coup, les enluminures et la peinture sont des sources précieuses, qu'il faut toutefois considérer avec une certaine distance, car toute image est le reflet non pas de la réalité, mais d'une réalité, celle de l'artiste, qui répond à des conventions visuelles. Les enluminures mettent en scène aussi bien les riches que les pauvres et leurs vêtements témoignent des disparités sociales. Des recherches archéologiques menées à Londres ont toutefois permis de retrouver plus de 2 000 chaussures en cuir, datant du XIIe au XVe siècle. L'archéologie a ainsi renouvelé notre connaissance des vêtements des périodes anciennes.


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  • Vous comparez les enluminures aux photos de mode de nos magazines. On constate, grâce à elles, à quel point les tendances s'inscrivent dans un temps long jusqu'à la Révolution française. Qu'est-ce qui change à ce moment-là  ?

Denis Bruna : Il est difficile de déterminer la durée des tendances vestimentaires sous l'Ancien Régime, faute de documents suffisamment nombreux et précis. Nous disposons en revanche de nombreuses informations pour la période révolutionnaire. À y regarder de près, la Révolution française n'a pas «  révolutionné  » le vêtement, contrairement à ce qui est parfois avancé. Nombre de tendances prétendument nouvelles, comme le port du pantalon par les sans-culottes, la rayure ou l'abandon du talon, sont en fait déjà en usage au milieu des années 1770.


  • Florence Delay a consacré, au printemps, un essai** dans lequel elle compare les vêtements conçus par Balenciaga et les peintures du Zurbarán. À quel moment le lien qui unit religion et mode est-il coupé  ?

Chloé Demey : Les vêtements portés par les saintes des peintures de Zurbarán sont d'une beauté très sculpturale, hors du temps, qui a évoqué à Florence Delay la rigueur de la coupe des créations de Balenciaga. En réalité, le lien entre religion et mode n'a jamais été vraiment rompu. La religion a souvent été pour la mode une source d'inspiration, au même titre que les vêtements militaires, les vêtements populaires ou ceux des autres cultures par exemple. John Galliano, lorsqu'il travaillait pour Dior, Jean-Paul Gaultier ou Alexander McQueen l'ont directement évoquée dans leurs créations.


  • Vous relevez que le terme même de «  mode  » est très ancien puisqu'il remonte, écrivez-vous, à 1390. Quelle acception a ce terme au XIVe siècle  ?


Chloé Demey : En 1390, le mot «  mode  » employé au féminin désigne une manière collective de vivre et de s'habiller selon les usages d'un pays ou d'une province. On parle par exemple d'un couvre-chef «  à la mode d'Allemagne  ». Au XIVe siècle, le mot «  mode  » n'existe pas encore sous sa forme moderne («  être à la mode  »), mais les phénomènes de mode sont bel et bien attestés.


  • Vous montrez à quel point la mode est très tôt «  politique  » puisque Charles V vilipende les «  tendances  » de l'époque : pourpoints courts et chaussures pointues «  à la poulaine  ». Cette propension des élites politiques à dicter comment doivent se vêtir les gens est-elle universelle ou strictement française  ?


Denis Bruna : À Rome, Jules César était critiqué pour la manière de nouer sa toge. Dans toute l'Europe occidentale, du XIIe au XVIIe siècle, ont été édictées des lois, dites somptuaires, qui interdisaient le port de vêtements luxueux. La façon de s'habiller est donc un sujet politique depuis fort longtemps, et cela ne se limite pas à la France.


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  • Pendant des siècles, la mode courte est réservée aux hommes, les vêtements des femmes devant être longs. Y a-t-il des périodes dans l'histoire, avant l'époque moderne, où la mode est moins sexiste et moins « genrée  » qu'aujourd'hui  ?


Denis Bruna : Entre le XIIe et le XIVe siècle, hommes et femmes sont tous vêtus de long et leurs vêtements diffèrent seulement par quelques détails. Il y a ensuite effectivement une césure à partir du milieu du XIVe siècle dans la façon de se vêtir selon les sexes, les hommes commençant à se vêtir de court. Au cours des siècles qui suivent, les femmes empruntent au vestiaire masculin de nombreux éléments comme le chapeau, la veste, le talon et le pantalon. L'inverse est moins vrai : les hommes jusqu'à présent n'ont pas vraiment adopté la jupe.


  • Vous identifiez des grands cycles. Parmi les dates charnières figure le XVIIe siècle. Au moment de la Réforme, on se met brutalement à s'habiller de couleurs sombres, dites-vous. Identifiez-vous d'autres parenthèses de ce type dans l'histoire  ?


Chloé Demey : La période de l'Occupation est un exemple de parenthèse vestimentaire : pendant ces années, la pénurie des matières premières et les réquisitions affectent l'industrie de l'habillement. Pour confectionner les chaussures, on se tourne vers des matériaux inhabituels, tels que le bois, le liège et la corde. À défaut de laine, on a même essayé de fabriquer des manteaux en fanes de haricot ou en aiguilles de pin.


  • On n'a pas attendu le XXIe siècle pour recycler ses vêtements. Sous l'Ancien Régime, l'aristocratie, dites-vous, revend sa garde-robe à la petite noblesse, qui fait de même avec la bourgeoisie. Est-ce ainsi que les « canons  » de la mode se diffusent à l'époque  ?


Chloé Demey : Oui. On sous-estime souvent le rôle de la fripe à travers les siècles. Elle est pourtant un moyen pour les couches sociales bourgeoises et modestes d'avoir accès à des vêtements portés par les élites. De cette manière, la mode dominante a pu s'infiltrer dans d'autres milieux, avec un certain décalage temporel.


  • Des bragards aux extravagants… en passant par les punks ou les grunges, chaque siècle a ses iconoclastes. Que nous disent ces hommes et ces femmes qui assument sinon un «  mauvais goût  », du moins un style peu orthodoxe  ?


Denis Bruna : Ces tenants de contre-modes ou d'anti-modes ont compris que le vêtement permet de se singulariser. Ils se servent de l'habit non pour se fondre dans la masse, mais pour s'en distinguer. Les bragards, au XVe siècle, sortaient leur chemise, attachaient mal leurs chausses, et ainsi on voyait leurs sous-vêtements. À cinq siècles d'intervalle, chez les adolescents, la mode du jean tombant laissant voir le slip ou le boxer va dans le même sens…


  • En exergue de votre ouvrage, vous placez une citation d'Henri Michaud pour qui «  l'habillement d'un peuple en dit beaucoup plus long sur lui que sa poésie  ». Au terme du travail titanesque que vous avez conduit sur le sujet, à quelles conclusions parvenez-vous concernant les Français  ?


Chloé Demey : La façon dont les hommes et les femmes s'habillent reflète la société dans laquelle ils vivent. À l'époque médiévale, l'habit témoigne du rang social de celui qui le porte : il joue un rôle essentiel de distinction. Cette société fortement hiérarchisée engendre des règles très strictes en termes d'habillement, et cela au sein même de l'aristocratie : les princes, les comtes, les barons, les ducs, les chevaliers ne disposent pas des mêmes droits pour se vêtir. Lorsqu'une société est en crise, cela se voit dans les vêtements : le retour à l'ordre des années 1930 se traduit dans la mode par l'invocation de l'idéal antique et par la valorisation du corps. À l'opposé, la liberté revendiquée par des mouvements subversifs comme celui des hippies se manifeste dans les habits par des formes amples, qui gomment les différences physiques entre hommes et femmes. Le vêtement est ainsi une clef d'entrée très utile pour une approche sociologique d'une population.

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MessageSujet: Re: Histoire des modes et du vêtement   Histoire des modes et du vêtement Icon_minitimeLun 7 Jan - 11:49

Réédition moderne :

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