Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 15 Novembre 1684: Inauguration de la Galerie des Glaces

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yann sinclair

yann sinclair

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MessageSujet: 15 Novembre 1684: Inauguration de la Galerie des Glaces   15 Novembre 1684: Inauguration de la Galerie des Glaces Icon_minitimeJeu 15 Nov - 16:49

Primitivement, il n'y avait ici qu'une terrasse, que Louis XIV avait fait ménager au-dessus d'un corps de bâtiment de Le Vau qui était venu agrandir le rez-de-chaussée du petit château Louis XII.

Puis en 1678, le Roi décida de relier les appartements du Midi et du Nord par une galerie.

Les équipes, fort nombreuses, des décorateurs, furent dirigées par Le Brun et travaillèrent de 1679 à 1686.

La galerie des Glaces, dont le nom d'origine était la Grande Galerie, tire son appellation des 357 miroirs qui garnissent ses 17 arcades. Longue de 73 mètres et large de 10 mètres et demi sur une hauteur de 13 mètres, la galerie est éclairée sur les jardins et le parc, dont les perspectives se perdent à l'horizon, par dix-sept hautes fenêtres cintrées.

Elles se reflètent en face dans les miroirs biseautés des 17 arcades feintes.

Les cintres des fenêtres et des arcades sont ornés de soleils rhodiens, emblème de Louis XIV, qui alternent avec des dépouilles de lion de Némée, que le Roi Louis XVI, pourtant peu vindicatif, devait prendre pour emblème.

Entre les fenêtres et les arcades sont répartis 24 pilastres de marbre rouge Rance, surmontés de chapiteaux de bronze doré ornés d'une fleur de lys surmontée du soleil royal et encadré de deux coqs gaulois sur un fond de palmes.

Ils ont été fondus par Caffiéri sur des dessins de Le Brun qui, à la demande de Colbert, avait inventé un « ordre français »

La Galerie des Glaces est d'une réelle nouveauté au 17e siècle : pour la première fois il permet de se voir tout entier.

Il représente également un luxe immense en ce temps où le plus petit miroir coûte très cher.

Ce décor est destiné à éblouir les visiteurs, notamment les ambassades qui viennent à Versailles, et il s'accorde avec le thème de la magnificence et de la puissance du Roi, illustré à la voûte de la galerie par le peintre Le Brun.

Ces miroirs reflètent la politique économique de Colbert qui, en créant la manufacture des glaces, brise le monopole de leur fabrication jusqu'alors détenu par la république de Venise.

Vers le milieu de la galerie, dans l'enfilade des fenêtres et des arcades, quatre niches de marbre surmontées de trophées sont ménagées dans les murs.

Louis XIV avait fait placé les plus belles statues antiques de sa collection.

Elles avaient depuis été transportées au Louvre, mais elles ont retrouvé leur place en 1953.

Il s'agit du Dionysos dit « Bacchus de Versailles », « Uranie couronnée d'étoiles », une « femme drapée dans une pose de la pudicité » et une réplique de la Vénus d'Arles.

Sur les panneaux de marbre des murs, notamment de part et d'autre des baies qui donnent sur les Salons de la Paix et de la Guerre sont plaqués des trophées et chutes d'armes en bronze doré, œuvres de Coysevox, Tuby, Le Gros et Massou.

Le mobilier de la Grande Galerie est d'abord d'argent massif : il se compose de tables, de banquettes, de vases et de lustres, livrés en 1687 et fondus dès 1689 pour financer les dépenses de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Lui succède un mobilier de bois doré, composé de 16 guéridons, 6 tables, 40 tabourets et une soixantaine de vases de porphyre ou d'albâtre

La Grande Galerie servait :
  d'ordinaire de salle des pas perdus.

On n'y donne pas de bals, car l'acoustique y est très mauvaise : on lui préfère le salon de Mars puis le Salon d'Hercule.

au jeu de la famille royale lors des grandes fêtes, notamment celles du mariage du Dauphin fils de Louis XV en 1745 ou de tribune somptueuse pour la famille royale, qui assiste de ses balcons au feu d'artifice tiré dans le parc à l'occasion du mariage de 1770.

-de manière exceptionnelle de salle du Trône, en particulier pour la réception du Doge de Gênes en 1685, des ambassadeurs de Siam en 1715 ou du Sultan en 1742.

Les courtisans se pressent alors sur quatre rangs côté fenêtres et les dames sur quatre étages de gradins en grand habit côté miroirs.


1678-1686 
la galerie des Glaces

Entre 1678 et 1684, la galerie des Glaces, symbole de la puissance du monarque absolu fut élevée sur l’ancienne terrasse du château neuf.

La maçonnerie sera terminée en 1684.

La décoration fut confiée à l’équipe de Charles Le Brun.

Depuis longtemps le roi rêvait de construire à Versailles une de ces grandes galeries alors très à la mode.

Louis XIV avait sans doute apprécié les longues galeries des Tuileries, du Louvre et de Fontainebleau : lieux de passage et moyens de communication entre les appartements, elles se prêtaient par leurs surfaces aux grandes décorations.

Le Roi avait fait installer la galerie d’Apollon au Louvre, et dans le palais qu’il avait élevé à Clagny, pour Madame de Montespan, la galerie de Mansart avait ébloui tous les visiteurs.

À Versailles, en fermant la terrasse de Le Vau par une longue façade dont les lignes architecturales reprennent celles du château neuf, Mansart construira la galerie des Glaces.

La grande galerie, limitée au nord par le salon de La Guerre et au sud par le salon de la Paix, s’étend sur 73 m de longueur; elle occupe toute la façade ouest du Château neuf et elle servira de passage entre les appartements du Roi et ceux de la Reine.

La création de la galerie des Glaces va avoir une grande conséquence : l’appartement du roi est déporté dans le château vieux ; l’appartement du Soleil deviendra le « Grand Appartement » et sera utilisé pour les réceptions.

Bassin d’Apollon, jardins du château de Versailles
     
17 portes-fenêtres sur jardin se reflètent dans les 17 panneaux composés de 357 miroirs, les plus grands que l'on sût confectionner à l'époque....

       Versailles est, alors, un véritable laboratoire de ce qui se fait de mieux dans le domaine des Arts appliqués.

Les techniques les plus innovantes y sont testées, et l'édification du Palais marque le triomphe simultané des Arts, de l'Industrie, de la Technique, domaines dans lesquels la France innove, progresse et gagne, comme on dit aujourd'hui.

        Ou: quand une authentique politique de civilisation rejoint l'économie, la plus saine et la plus bénéfique....


           L'Art est, en effet, inséparable du développement économique de la France, voulu par Louis XIV et Colbert.

           Un seul exemple: l'industrie française du verre est née, en 1693, lorsque Louis Lucas de Nehou fusionne les deux manufactures royales crées par Colbert pour Versailles et sa Grande Galerie (dite précisément "des Glaces"...) et lorsqu'il rachète.....le domaine de Saint Gobain !
   
           Une première société avait été créée en 1665, dans le cadre du plan de relance économique de la France voulu par Louis XIV et Colbert.


Confiée à des entrepreneurs privés, la société a rompu dès l'origine avec la tradition artisanale des manufactures en organisant la production de la glace selon une logique industrielle.

           Grâce à une invention technologique décisive, le coulage du verre en table (1688), elle s'empare d'un quasi-monopole en Europe au XVIIIème siècle et prend le relais de Venise.

15 Novembre 1684: Inauguration de la Galerie des Glaces 1211614147


           "Nos rois ont toujours été modernes et innovants. Comment auraient-ils fait la France s'ils ne l'avaient pas été ? Qu'on se pose la question: la France serait-elle devenue la France si ses rois n'avaient pas favorisé le progrès dans les arts, dans les sciences, dans l'agriculture ou dans l'industrie ?.....

            Dans le domaine des arts, aucun roi n'aurait eu l'idée de s'installer dans les meubles de son prédécésseur. Chacun a imprimé son style à son époque et, ce faisant, tous ont favorisé la commande publique. Les monuments qu'ils nous ont légués font encore aujourd'hui la fortune des collectivités locales et de l'Etat, qu'il s'agisse de Versailles, des châteaux de la Loire ou de la Sainte-Chapelle, à Paris -sans oublier tous les "palais" où sont installés les ministères, le Parlement et bon nombre d'institutions françaises...

            Les Capétiens ont établi les conditions du développement de notre économie. Ils ont créé le cadre propice au rayonnement culturel de la France..." 

                                      (Jean d'Orléans, duc de Vendôme, Un Prince français, Pygmalion, page 241)


           On en saura plus sur la naissance de cette industrie française du verre en cliquant sur le lien suivant :

           http://www.jetons-monnaie.net/p/stgobain.html


           Mais la Galerie des glaces renferme aussi un autre chef d'oeuvre que ses miroirs : le plafond de la Galerie, oeuvre magistrale de Le Brun :
           http://www.galeriedesglaces-versailles.fr/html/11/collect... 
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Quelques chiffres :
 - Surface de la galerie  : 800 mètres carrés
- Longueur                     : 73 mètres.
 - Largeur                       : 13 mètres.
 - Hauteur                       : 12,5 mètres.
 - Marbres                      : 1.1000 m2
 - Peintures                    : 1.000 m2
- Parquets                       : 700 m2                
 - Glaces                         : 357
 - Portes-Fenêtres         : 17
782 vitres à raison de 46/fenêtre
17 arcades de glaces de 21 miroirs chacune (357 miroirs au total)
20 lustres
24 torchères
8 statues antiques
8 bustes antiques


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Côté salon de la guerre

Côté miroir
Chandeliers
Miroirs
Tabourets

Côté salon de la paix

Côté jardins
Chandeliers
Portes - fenêtres
Tabourets

Lustres
Marbres
Plafond
   
Construite à l'emplacement des deux derniers cabinets du Grand appartement du Roi, d'une terrasse et des deux derniers cabinets du Grand Appartement de la Reine, la galerie de Glaces sera construite en 1678 par Jules-Hardouin Mansart.

 


 
Le cabinet de Saturne, ou petite chambre, correspondait aux deux premières fenêtres, le cabinet de Vénus aux deux suivantes. Les murs seront recouverts de marbre en 1679, les sculptures mises en place en 1680 et Charles le Brun peindra la voûte de 1681 à 1684. 

Les dix-sept fenêtres cintrées donnent naissance à autant d'arcades ornées de miroirs et séparées par des baquettes de cuivre et surmontées alternativement par une tête d'Apollon et de la dépouille du lion de Némée. Les chapiteaux des pilastres de marbre de Rance sur fond de marbre blanc sont ornés d'une fleur de lys et de coqs gaulois. Les trophées en bronze doré, qui ornent les trumeaux en marbre vert de Campan, ont été ciselés par l'orfèvre Ladoireau. Les huit bustes d'empereurs romains, en marbre et porphyre, accompagnaient huit statues, dont sept antiques, représentants Bacchus, Vénus, la Pudicité, Hermès, la Vénus de Troas, Uranie et Némésis. La dernière, une Diane sculptée par Frémin pour les jardins de Marly, occupait l'emplacement de la célèbre Diane de Versailles aujourd'hui exposée au Louvre. 

 
Le Brun peindra à la voûte, ornée d'allégories, de trompe-l'oeil et de perspectives feintes, des épisodes glorieux de la Guerre de Hollande (1672-1678), des médaillons peints ou feints de bronze sur fond d'or rappelant les victoires de la Guerre de Dévolution (1667-1668), ainsi que des représentations des grandes réformes entreprises au début du règne de Louis XIV. Cette gigantesque composition retrace les vingt premières années du règne du Roi-Soleil, qui gouvernera soixante-douze ans. 

Le premier mobilier de la galerie sera envoyé à la fonte en 1689, afin de rembourser les dettes considérables de l'Etat, et remplacé par un mobilier de bois doré qui laissera à son tour la place à de nouveaux meubles en 1769. Ces derniers, dont il subsiste quelques éléments dans le salon d'Apollon, seront dispersés à la Révolution. Le mobilier actuel comprend des grands vases de porphyre et d'onyx, quatre tables supportant des vases de porphyre, ainsi que la réplique fidèle des vingt-quatre guéridons de 1769. 
 

Salle des pas perdus, la galerie de Glaces servait de cadre aux audiences extraordinaires du Roi qui faisait déplacer pour la circonstance son trône d'argent de la salle où il accordait ses audiences ordinaires. La foule pouvait assister, chaque matin, au cortège du Roi qui se rendait à la messe. La grande Galerie servait naturellement de cadre aux grandes fêtes de la Cour, aux bals parés ou maqués des mariages princiers. 
 

La galerie des Glaces sera le théâtre de plusieurs évènements qui marqueront les XIXème et XXème siècles. Le pape Pie VII, venu à Paris sacré l'Empereur, apparaîtra au balcon central pour bénir la foule amassée sur la terrasse. Le roi de Prusse Guillaume Ier y acceptera la couronne impériale le 18 janvier 1871. Le traité de Paix qui mettra un terme définitif à la première Guerre mondiale, le fameux traité de Versailles, sera signé ici le 28 juin 1819.
 























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