Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art

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Chakton

Chakton

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MessageSujet: Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art   Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art Icon_minitimeDim 9 Déc - 11:25

Clair ça déménage ! Au sens propre oui, absolument. tongue

L’art classique chinois fait son retour sur le marché international. Et ce grâce à des acheteurs chinois qui n'hésitent pas à débourser près de 60 millions de dollars pour une peinture d'apparence modeste.

Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art Su-shi10
https://www.lenouveleconomiste.fr/

La semaine dernière, lors d’une vente de Christie’s à Hong Kong, une peinture à l’encre accompagnée d’une calligraphie, de Su Shi, a été vendue 59,2 millions de dollars. Qui connaît Su Shi en France ? Personne, en dehors de quelques sinologues. Mais en Chine, Su Shi, portant également le nom de Su Dongpo, érudit, artiste et homme politique éminent du XIe siècle, sous la dynastie des Song, est très connu.

Il ne va pas tarder à l'être ici aussi, vu le buzz des résultats de ventes. tongue

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Airin

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MessageSujet: Re: Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art   Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art Icon_minitimeLun 10 Déc - 13:25

Effectivement, l'art asiatique a la cote. Wink

Les ventes d’art asiatique de fin d’année présentent nombre de merveilles parmi lesquels des objets impériaux chinois mais aussi de beaux exemplaires des arts du Japon.

Année du Japon oblige, les traditionnelles ventes d’Asie de fin d’année ne se contentent pas de mettre en valeur les arts de la Chine. Les créations du Japon y sont particulièrement bien représentées. C’est ainsi que chez Christie’s, il sera possible de contempler et de s’offrir un merveilleux paravent d’époque Edo du XVIIIe siècle. A six feuilles, il représente de larges tissus blancs tendus sur des piquets, séchant au soleil dans un paysage d’arbres, de petites fleurs et de nuages à la feuille d’or. Il est caractéristique des productions de cette période, marquées par un respect infini de la nature, une douceur et une légèreté incomparable, la présence humaine étant souvent suggérée plus que dépeinte. Ces paravents servaient à cloisonner les grandes pièces des résidences des nobles familles et constituaient les éléments les plus spectaculaires de la décoration intérieure souvent d’une sobriété monacale. Il est estimé 30 000 à 50 000 euros.

Chinoiseries et autres japonaiseries dans le marché de l'art Lot-7810
Paravent à six feuilles, Japon, époque Edo, XVIIIe siècle ; estimation : 30 000 à 50 000 euros. Copyright : Christie’s images limited.

Sotheby’s présente une statuette (50 cm) de Boudha d’époque Kamakura (première moitié du XIIIe siècle). En bois laqué d’or, le Boudha est debout sur un socle en forme de fleur de lotus. Sa main droite est levée en « vitarka mudra ». C’est la posture dite de l’enseignement dans laquelle le pouce touche légèrement l’index en formant un cercle. Le visage est serein, les yeux mi-clos. Le plissé de la robe aux rinceaux de lotus retombe finement sur le corps du Boudha. On approche d’une forme de perfection, d’équilibre idéal. Ce magnifique exemple de la statuaire japonaise est estimé 80 000 à 120 000 euros.

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Bouddha en bois laqué d’or, Japon, époque Kamakura, première moitié du XIIIe siècle ; estimation : 80 000 à 120 000 euros. Copyright : Sotheby’s art digital studio.

Mais une vente d’art asiatique sans objets rares de Chine, de préférence d’origine impériale, ne serait pas digne de ce nom. Outre une splendide robe impériale d’impératrice datée de l’époque du règne de l’empereur Guangxu (1871-1908), Sotheby’s propose ainsi deux petits bols en porcelaine à décor aux émaux de la famille verte sur fond corail. Les émaux représentent des fleurs d’automne telles que pivoines, coquelicots, chrysanthèmes parmi une végétation luxuriante. A la base, on trouve la marque aux quatre caractères de l’empereur Kangxi (1654-1722). Ces bols appartiennent à une petite série de porcelaines aux coloris vifs. Selon la tradition, ces céramiques étaient fabriquées dans l’enceinte même de la Cité Interdite. Toutefois, selon l’expert, il s’agirait plutôt d’une production de Jingdezhen dans la province de Jiangxi réalisée à la fin du règne de l’empereur. On trouve plusieurs exemplaires de ces bols dans de grands musées asiatiques. Ils sont estimés 450 000 à 550 000 euros. Etant donné leur rareté et l’appétence des riches chinois pour les objets impériaux, ils pourraient se vendre beaucoup plus cher.

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Paire de bols impériaux en porcelaine à décor aux émaux de la famille verte sur fond corail. Marques Kangxi Yuzhi, époque Kangxi ; estimation : 450 000 à 550 000 euros. Copyright : Sotheby’s art digital studio.

Christie’s présente un important vase couvert impérial en émaux cloisonnés. Il date de l’époque de l’empereur Qianlong (1736-1795). De forme pansue, il est rehaussé d’arêtes crénelées en bronze doré. Il est orné d’un décor d’animaux fabuleux, de dragons et de masques. Un modèle similaire se trouve dans les collections du musée des arts décoratifs ce qui peut laisser croire que ces deux vases formaient une paire qui ornait les palais de l’empereur. Ce vase spectaculaire, en parfait état, est estimé 150 000 à 200 000 euros.

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Vase couvert impérial en émaux cloisonnés, Lei ; dynastie Qing, époque Qianlong ; estimation : 150 000 à 200 000 euros. Copyright : Christie’s images limited.
https://www.mieuxvivre-votreargent.fr/

Il est encore temps de voir ces objets en exposition, si vous vous dépêchez. Wink


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