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 Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle

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Airin

Airin

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MessageSujet: Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle   Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Icon_minitimeLun 28 Oct - 8:37

Une émission très roborative :


  • Le vampire était un monstre du folklore médiéval. Pourtant, le cinéma l'a transformé en créature libidineuse, incarnation de la transgression sexuelle, et ennemi de la morale bourgeoise. Retour sur l'origine de la figure du vampire, présenté à la cinémathèque française jusqu'au 19 janvier 2020.


    • À l’origine, je suis un monstre cadavérique et repoussant, issu de croyances médiévales. Pourtant le cinéma a fait de moi une créature érotique et sexy. Je suis le vampire.


    Tout au long du XXe siècle, le cinéma va exploiter deux vampires de la littérature : la vampire lesbienne du roman Carmilla de Le Fanu (1872) et l’aristocrate séducteur Dracula de Bram Stoker (1897).

    En 1922, Murnau adapte Dracula au cinéma. Nosferatu, sa créature, est d’une laideur repoussante. Animé par son instinct, il s’introduit chez sa proie et la mord dans son sommeil. La morsure est une métaphore du viol. Nosferatu est un monstre qui enlève les femmes en détresse, comme la créature du Cabinet du Dr Caligari (1920) ou King Kong (1933).

    Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Maxres11


    Stéphane du Mesnildot, journaliste aux Cahiers du cinéma : "Il va forcer la société victorienne, il va s’emparer des femmes, il va se faire désirer par ces femmes qui vont lui ouvrir leurs fenêtres la nuit."

    Dans les années 1930, le vampire prend une forme plus humaine avec l'acteur Bela Lugosi. Véritable dandy, il est raffiné, ténébreux et envoûtant.

    Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Lugosi10


    Stéphane du Mesnildot : "Il pose le vampire comme un être de séduction et Bela Lugosi recevait des milliers de lettres enflammées d’admiratrices qui ne désiraient qu’une chose, se faire vampiriser par lui."

    Dans les années 1950, Dracula est incarné par le magnétique Christopher Lee. Son calme viril et son regard perçant lui donnent des airs de prédateur sexuel. C’est à cette époque que le sang de la morsure apparaît pour la première fois à l’écran, suggérant plus explicitement la perte de la virginité.

    Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle 1gkjgu10


    Le vampire incarne en même temps Eros et Thanatos, désir charnel et pulsion de mort.

    Gérard Lenne, France Culture, 1993 :“[Le vampire] c’est Satan sous la forme de Don Juan. C’est un grand libertin, à la façon du XVIIIe siècle, à la façon de Sade, si on  veut. [...] il est dominé par ses pulsions, c’est une métaphore de l'irréversibilité de ses pulsions sexuelles.”

    Le vampire devient ensuite égérie de la libération sexuelle post-68. Il se décline dans les films érotiques à petit budget de Jean Rollin.

    Stéphane du Mesnildot : "On va voir revenir cette figure qui était l’autre pendant du vampire, à savoir Carmilla, la femme vampire homosexuelle. Evidemment, c’est à des fins d’exploitation. La vision de deux très belles jeunes femmes se vampirisant a quelque chose d’évidemment attractif pour le spectateur masculin. Ces films vont être réobservés et relus ensuite par divers mouvements féministes ou queers."

    Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Daught10
    Daughters of Darkness (1971)


    Plus tard, dans les années 1980, le film de vampire aborde la puberté et l’éveil de la sexualité dans le très rock’n’roll The Lost Boys (1987).

    Noctambule, le vampire règne en maître sur le monde de la nuit et ses vices. L’épidémie du SIDA contamine alors le film de vampire. La morsure devient un acte sexuel qui transmet le virus dans The Addiction d’Abel Ferrara (1995).

    Le vampire ne transgresse pas seulement la norme hétérosexuelle, il bouleverse aussi le modèle parental classique dans Interview with the vampire. La jeune Claudia est adoptée par le couple incarné par Brad Pitt et Tom Cruise.

    Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Int-110


    Briseur de tabous, le vampire est aussi un catalyseur de fantasmes sexuels. Les vampires et leurs proies sont de plus en plus sexualisés, comme Grace Jones dans Vamp (1986) ou Salma Hayek en danseuse dans From Dusk till Dawn (1996).

    La cape traditionnelle du vampire devient dans les années 1990 une tenue en cuir, qui évoque autant la culture gothique que l’esthétique sadomasochiste.

    Enfin, la saga à succès Twilight offre au contraire une vision chaste et puritaine du vampire. Les vampires refrènent leurs pulsions et donc leur désir de chair.

    Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Harry-10

    Par Yann Lagarde


L'émission peut être écoutée à cette adresse.
https://www.franceculture.fr/cinema/le-vampire-au-cinema-une-histoire-de-transgression-sexuelle

Les illustrations émaillant le texte sont choisies par votre servante. Mad

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juul

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MessageSujet: Re: Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle   Le vampire au cinéma, une histoire de transgression sexuelle Icon_minitimeMar 5 Nov - 10:58

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