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 23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin

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yann sinclair

yann sinclair


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23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Empty
MessageSujet: 23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin    23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Icon_minitimeLun 4 Déc - 10:55

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Myre_t10
portrait de 1771 "Marie Thérèse de Saint Augustin"
par Jean-Marc Nattier
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_de_France
Au carmel de Saint-Denis, décès de la vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin

Vénérable Marie-Louise de France Fille de Louis XV (+ 1787)

Voir 'Madame Louise de France (1737-1787), la petite voie… une voie royale', Mère Thérèse de Saint-Augustin, sur le site du Carmel en France.
http://www.carmel.asso.fr/Madame-Louise-de-France.html

Un internaute nous écrit:
"Madame Louise de France est la plus jeune fille du roi. Née en 1737, elle est élevée à l'abbaye de Fontevraud. En 1770, elle entre au carmel de Saint Denis (Seine Saint Denis) sous le nom de Thérèse de Saint Augustin pour expier les adultères de son père. Elle devient rapidement prieure de son couvent où elle meurt deux ans avant le début de la révolution."

En 1873, le pape Pie IX l'a déclarée Vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin.
23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  473px-Princess_Louise-Marie_of_France_by_Jean-Marc_Nattier


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_de_France
[url=http://florilege_historique.perso.sfr.fr/livres/MADAME LOUISE DE FRANCE par L%e9on de la Bri%e8re.pdf]http://florilege_historique.perso.sfr.fr/livres/MADAME%20LOUISE%20DE%20FRANCE%20par%20L%e9on%20de%20la%20Bri%e8re.pdf[/url]

Née Louise-Marie de France
(Louise Marie Aloisia Maria de Bourbon)

Enfant de France

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Louise15
Portrait par Jean-Marc Nattier - 1748


dite successivement Madame Septième, Madame Dernière et Madame Louise, la plus jeune des enfants de Louis XV et de Marie Leszczyńska (Versailles, 15 juillet 1737)

Vénérable Louise de France
duchesse de Vendôme, comtesse de Blois


   Religieuse carmélite au couvent de Saint-Denis (1771)
   Prieure de ce monastère (1773)

   Née le 15 juillet 1737 à Versailles
   Baptisée le 20 décembre 1738 à l' abbaye de Fontevraud
Parrain et marraine
       François Louis Marc Antoine de Bussy, seigneur de Bizay +1793
       Marie Louise Bailly Adenet +1738/

   Décédée le 23 décembre 1787 à Saint-Denis à l'âge de 50 ans
   Inhumée dans le cloitre du Carmel de St Denis, puis transporté à St Denis par les Révolutionnaires et corps jeté dans une fosse commune

Parents

   Louis XV le Bien-Aimé de Bourbon, roi de France 1710-1774
   Marie Leszczyńska, reine de France 1703-1768


   Sa filleule: Louise Thérèse de Lesseps 1770-1866

   1751: Témoin au mariage de François Martial, comte de Choiseul-Beaupré 1717-1791 et de Charlotte Rosalie Romanet, comtesse de Choiseul-Beaupré 1733-1753


Elle était décidée depuis sa plus tendre jeunesse à embrasser la vie religieuse.

Elle fut élevée à Fontevraud avec les trois plus jeunes Mesdames de France. Elle s'y fit remarquer par son esprit mais aussi par son orgueil.

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Louise16
Portrait par Jean Etienne Liotard en 1750

Elle n'hésita pas à réclamer que les personnes à son service se lèvent quand elle entrait dans une pièce par ce qu'elle était la fille du roi. À quoi il lui fut répondu par sa préceptrice: "Et moi, Madame, je suis la fille de votre Dieu"
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Portrait en 1757 par François Hubert Drouais (Victoire, Sophie et Louise)

 
En 1750, à l'âge de 13 ans elle revint à la cour où le roi la surnomma "Chiffe"

Elle resta toujours une princesse à part, fuyant le monde, cherchant réconfort et courage dans la religion. Louis XV eut plusieurs projets de mariage pour elle, mais aucun ne vit le jour.

En 1748 par exemple, alors que Louise était encore à Fontevraud, la rumeur prétendait que son père lui destinait le prince Charles Édouard, prétendant Stuart au trône anglais.
Des projets de mariage conçus pour elle -comme ceux avec Joseph II du Saint-Empire et avec Charles-Edoaurd Stuart- n'aboutirent pas en partie dû à sa réluctance.

Sa réponse aux prétentions de Bonnie Prince Charles fut éloquente:
Madame Louise déclara alors: "N'ai-je pas sujet d'être bien inquiète puisqu'on me destine un époux, moi qui n'en veux d'autre que Jésus-Christ ?"

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Portrait en 1763 par François Hubert Drouais

Elle demanda au roi son auguste père l'autorisation pour entrer en religion au moment où la cour se trouvait affairée avec la préparation du mariage du Dauphin avec l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche, ce qui produisit un grand éclat.

En 1750 elle retourna à la Cour de Versailles, où elle resta jusqu' en 1770, menant une vie chrétienne exemplaire, malgré tous les divertissements et frivolités qui se déroulaient en ce lieu. Elle se consacra à l'étude de diverses disciplines et veilla avec soin à sa vie spirituelle, dans laquelle, grâce à l'aide de ses confesseurs, elle fit des progrès continus. Elle assistait à la Messe chaque jour, elle se nourrissait souvent du Corps du Christ et recevait le sacrement de Pénitence; sa prière était constante - elle eut une grande piété envers la Vierge Marie, se mortifia et se livra à de bonnes lectures. Elle se consacra au salut des incroyants et des pécheurs, surtout de son père, pour la conversion duquel elle priait avec ferveur; elle secourut les pauvres dans leurs besoins. Elle participait à la vie de la Cour dans la mesure où c'était nécessaire; mais elle se livrait volontiers à l'art équestre et à la chasse. Elle ne s'engagea pas dans le mariage; elle menait ordinairement un genre de vie plus conforme à une moniale qu'à la fille d'un Roi. Ce n'est pas surprenant si l'on songe que depuis 1751, elle désirait se consacrer à Dieu.

En 1770, alors que la cour prépare le mariage du dauphin, futur Louis XVI et de Marie Antoinette, à la stupéfaction générale, Louise sollicita de son père l'autorisation de se faire carmélite.

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Cloitr10
Le Cloitre du Carmel de Saint Denis créé en septembre 1625 (état au 19ème siècle)

Sa phrase: "Moi carmélite, et le roi tout à Dieu" témoigne de sa croyance sincère et de sa volonté de racheter par ce sacrifice l'âme de son père.

Madame Louise prit l'habit le 10 octobre 1770 et prononça ses vœux le 12 septembre 1771 au carmel de Saint-Denis, le "plus pauvre carmel de France" d'après la rumeur, où la règle passait pour très rude, choisissant comme nom religieux celui de sœur Thérèse de Saint-Augustin en hommage à sainte Thérèse d'Avila, mystique et réformatrice de l'ordre des carmélites.


C'est de là qu'en 1770, sa mère étant morte, ayant obtenu le consentement de son père, elle abandonna tout pour entrer chez les Carmélites déchaussées du Monastère parisien de Saint-Denis, célèbre pour sa pauvreté et sa stricte observance de la Règle. Voulant devenir parfaite disciple de Sainte Thérèse de Jésus, elle renonça à tout traitement ou allègement particulier; au contraire, elle voulut être soumise entièrement à la Règle, dans l'austérité de la vie commune et l'obéissance aux supérieures.

Elle reçut le nom de Soeur Thérèse de Saint-Augustin et se prépara avec soin à sa profession religieuse, qu'elle fit le 14 septembre 1771.

Peu après avoir reçu le voile noir elle fui nommée maîtresse des novices; elle fut trois fois supérieure (moderatrix) du monastère, deux fois économe. Elle s'acquitta de ses charges avec zèle et amour envers la communauté, montrant fermeté, humilité et attention à l'égard de chaque moniale; c'est auprès de la Croix qu'elle trouva la sagesse et les forces pour servir son monastère le mieux possible.

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Louise19
Portrait en 1770 par Anne Baptiste Nivelon

Elle devint prieure du carmel en 1773 et fut élue de nouveau en 1785.

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Portrait "carmélite" en 1770 par École Française

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Visite de Louis XV à sa fille Louise au Carmel (tableau de 1882 de Maxime le Boucher)

Elle fit en sorte que la Règle soit observée, elle restaura l'administration, répara les édifices, construisit un sanctuaire, aida plusieurs communautés de Carmélites qui se trouvaient en difficulté et dans la pauvreté, ainsi que d'autres Instituts religieux masculins et féminins; elle défendit la Société de Jésus, attaquée par les Gallicans et par les partisans de Jansénius; elle s'appliqua ardemment au bien de l'Église de France. Elle recevait souvent la visite de son père; celui-ci, grâce aux prières instantes de sa fille, mourut réconcilié avec Dieu en 1774. Elle ne fut pas moins attachée à la sanctification des prêtres et des personnes consacrées, ainsi qu'au salut de toutes les âmes. Poussée par la charité envers Dieu et le prochain, elle travailla activement à la croissance du règne de Dieu et se consacra au service de ceux qui avaient besoin d'être aidés dans leur corps et dans leur esprit. Elle fil tout cela avec humilité, prudence et justice. La foi éclaira toujours sa marche et son choix, et la soutint dans la voie de la sainteté. C'est à cause de sa foi qu'elle est entrée au Carmel, qu'elle a fui le péché, obéi à la volonté de Dieu et de l'Église, nourri son âme de la liturgie, de la méditation, de la prière, de la piété pour l'Eucharistie et pour la Mère du Rédempteur. C'est dans la foi qu'elle renonça à elle-même, qu'elle accomplit une vie pénitente et supporta la croix de l'aridité spirituelle.

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Louise22
Les carmélites dans la pièce dite du "chauffoir", seule pièce chauffée (Louise est en rose à gauche)

Elle vécut en dehors des vanités du monde, elle espéra dans la miséricorde et dans l'amour de Dieu, crut à l'efficacité de la prière et désira les biens éternels. Elle fut patiente dans les difficultés, tempérante, chaste, obéissante, pauvre. Jusqu'à la fin elle marcha avec Dieu et, dans la simplicité, la générosité, la joie spirituelle, parcourut la voie étroi-te qui conduit à la vie éternelle. S'acquittant de sa charge de supérieu-re, sa lampe allumée, elle alla au-devant de l'Époux qui l'appela à Lui après une brève maladie, le 23 décembre 1787.

Quoiqu'encore vivante, la servante de Dieu fut renommée pour sa sainteté ; cette renommée fut confirmée après sa mort; mais du fait de la malice des temps la Cause de sa béatification et de sa canonisation ne put être introduite qu'en 1855. Le procès ordinaire d'information fut ouvert auprès du Tribunal ecclésiastique d'Autun (1855-67) et de Paris (1856-67). Le 19 juin 1873 fut promulgué le décret d'introduction de sa Cause et de 1896 à1904 fut instruit le Procès apostolique parisien. Après que fut accomplie la Positio (le dépôt de la Cause) en 1910, on procéda à la recherche d'autres documents et d'autres données historiques. Le 10 décembre 1991 se tint la réunion des historiens Consultants.

Un nouveau dépôt de sa Cause étant préparé, on examina si, par sa manière de vivre, la Servante de Dieu avait pratiqué les vertus d'une manière héroïque. Le 22 avril 1997 le Conseil particulier des Théologiens consultés prit une décision favorable. Ensuite, le il novembre suivant, les Pères Cardinaux et Évêques tinrent une session ordinaire, la Cause étant défendue par l'Éminentissime Cardinal Henri Schwery; ils proclamèrent que la Servante de Dieu Thérèse de Saint-Augustin avait mené une vie héroïque en accomplissant les vertus théologales, cardinales et celles qui leur sont liées.

Madame Louise s'épanouit dans ce lieu saint, dont elle devint la prieure de 1773 à 1779, puis de 1785 jusqu'à sa mort le 23 décembre 1787

23 décembre 1787: vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin  Louise23
Portrait en 1787 peu de temps avant sa mort

A l'heure de sa mort ses derniers mots furent: "Au paradis ! Vite ! Au grand galop !"


Madame LOUISE était enterrée dans le cloître, sous les belles tomettes, et en Octobre 1793 les ouvriers sont venus et le cercueil a été emporté à la Basilique... ouvert ils ont trouvé un corps en mauvais état vêtu du costume de carmélite et il a été jeté dans la fosse commune avec le reste de la Famille des Bourbons.

En 1873, Madame Louise fut déclarée vénérable Mère Thérèse de Saint-Augustin par le bienheureux Pie IX
-*-*-

Béatification et canonisation de la Vénérable Servante de Dieu THÉRÈSE DE SAINT-AUGUSTIN (dans le siècle: Louise Marie, Aloisia Maria,), moniale professe de l'Ordre des Carmélites Déchaussées (1737-1787).

   Le Royaume des Cieux est semblable à un négociant en quête de perles fines. En avant trouvé une de grand prix il partit, vendit tout ce qu'il possédait et l'acheta » (Mat. 13, 45-6). C'est de la même manière que s'est conduite la Servante de Dieu Thérèse de Saint Augustin : saisie par l'amour du Christ, libérée des richesses et des honneurs dont elle surabondait, elle se consacra au service et à la louange du Seigneur dans la pauvreté; ainsi, pour acheter la « perle de grand prix », ayant laissé les biens périssables, elle chercha à se procurer le trésor du Ciel, « où ni voleur n'approche, ni mite ne détruit » (Luc, 12,33). Cette femme pleine de sagesse est liée le 15 juillet 1737, dans la ville de Versailles; son père était Louis XV, roi de France, et sa mère Marie Leszczynska: ils lui donnèrent les noms de Louise-Marie (Aloisia Maria). La grâce divine qui lui fui donnée au baptême trouva un sol fertile qui donna au moment opportun des fruits en abondance, déjà quand elle était fillette. Les moniales de l'abbaye de Fontevrault veillèrent à labourer ce sol, à le cultiver et à l'irriguer : ce sont elles qui l'accueillirent et l'éduquèrent chez elles pendant les treize premières années de sa vie ; elles soignèrent son éducation, formant soli caractère, ardent et franc par nature, la conduisant à la connaissance de Dieu et à l'amour des pauvres, lui enseignant les temps de la prière, du silence et de l'ascèse. C'est à cette période qu'elle reçut le sacrement de Confirmation et qu'elle s'approcha pour la première fois de l'Eucharistie, par laquelle elle a toujours nourri sa grande piété.


Elle suivit les pas d'une autre fille de France qui choisit la meilleure partie: sainte Jeanne de Valois, fille de Louis XI.


    Enfin un rapport précis sur tous ces faits étant présenté au Souverain Pontife Jean-Paul il par le Pro-préfet soussigné, Sa Sainteté, après avoir reçu et agréé les demandes de la Congré-gation de la Cause des Saints, ordonna que soit rédigé le décret d'héroïcité des vertus de la Servante de Dieu. Cela étant accompli selon les règles, avant appelé aujourd'hui auprès de lui le Pro-préfet soussigné, ainsi que le Cardinal défenseur de la Cause, moi-même, président de la Congrégation « a Secretis », et les autres convoqués selon l'usage, tous étant présents, le très Bienheureux Père a déclaré solennellement:

  « Il est certain que, dans les vertus théologales de foi, d'espérance et de charité aussi bien à l'égard de Dieu que du prochain, ainsi que dans les vertus cardinales de prudence, de justice, de tempérance et de force, et dans celles qui leur sont liées, c'est à un degré héroïque, en toute circonstance et à la perfection, que s'est conduite la Servante de Dieu Thérèse de Saint-Augustin (dans le siècle Louise Marie-Aloisia Maria), Moniale Professe de l'Ordre des Carmélites Déchaussées, dans le cas particulier et à l'effet dont il s'agit »

   Le Souverain Pontife ordonna que ce décret soit rendu comme étant de droit publie et qu'il soit enregistré dans les actes de la Congrégation de la Cause des Saints.

Donné à Rome, le 18 décembre 1997, + Albert BOVONE, Archevêque titulaire de Césarée en Numidie, Pro-préfet; + Edouard NOWAK, Archevêque titulaire de Luna, des Secrets (a Secretis).

(Traduit du Latin par le Pr Louis Millet)


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