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 Louis XVI et le peuple

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Chou d'amour
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MessageSujet: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 16 Sep - 14:55

Quand on demande à quelqu'un de dire ce qu'il pense de Louis XVI, l'une des premières choses qui revient est ceci : "il a été incapable de voir venir la révolution et de l'éviter".
En gros, on reproche souvent à Louis XVI de n'avoir rien fait pour sauver la situation, et souvent les gens auraient préféré qu'il soit plus ferme et plus dur...ce qui reste paradoxal car les Rois usant de violence envers le peuple sont rarement les biens vus...:s:

Mais Louis XVI justement a toujours voulu éviter de faire couler le sang de son peuple, d'où son refus d'en venir à l'armée contre Paris, peu après la prise de la Bastille ,par exemple, et même bien après. Du coup il a essayé de résoudre la crise de manière pacifique, par la négociation, les compromis et en espérant que le peuple veuille de lui même un retour à la monarchie.

Weber dans ses mémoires nous donne un excellent exemple de ce refus de Louis XVI de compromettre le bonheur du peuple, lorsque l'assemblée était en train de le dépouiller de ses droits : c'est louis XVI qui parle :
"Tant mieux, mille fois tant mieux! Que le crédit et la puissance de l'Assemblée nationale augmente à mes dépens, pourvu qu'elle s'en serve pour le bonheur du peuple!".

Louis XVI a toujours voulu faire passer le peuple avant lui...Petit Normand ne me contredira pas j'en suis sûr Louis XVI et le peuple 244157

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 16 Sep - 15:02

Si Louis XVI avait agi autrement comme en envoyant une armée contre les insurgés de Paris on lui aurait reproché quand même d`une manière ou d`une autre, à cause qu`il ait agit d`une manière qui a rejeté la violence on lui donne une image d`un roi faible.
Fleurdelys
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Chou d'amour
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 16 Sep - 15:24

Tout à fait Fleurdelys, Louis XVI a l'image d'un Roi faible sous prétexte qu'il n'a pas voulu s'imposer.
Mais pour s'imposer il n'avait pas 36 façons de le faire : soit il menaçait l'Assemblée, soit il reprenait les commandes par la force : si ça passe c'est bon il passe pour un Roi fort, mais si ça casse il passe pour un dictateur qui se fout de son peuple...
Louis XVI a toujours été indécis et hésitant, mais cette hésitation venait aussi du fait qu'il ne voulait à aucun moment décevoir son peuple et lui faire du mal. Il était pris entre deux feux, et selon lui le peuple n'avait rien à voir avec les troubles orchestrés par Orléans et l'Assemblée.
Mais dans chacun de ses écrits, dans toutes les anecdotes qu'on peut lire sur lui, comme celle de Weber que j'ai citée précédement, on y voit un Roi qui veut préserver son peuple et qui veut son bonheur.
Pour moi, cela n'est en aucun cas un signe de faiblesse...mais bien au contraire Very Happy

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 16 Sep - 15:51

Tout à fait Chou, il était dans une situation assez délicat que d`autres Rois n'ont jamais connue, c`est facile de le critiquer, c`est savoir comment les autres auraient fait à sa place ? et s'il était indécis, il a peut être été dépassé par les évènements.
Fleurdelys
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeLun 17 Sep - 0:32

Citation :
Louis XVI a toujours voulu faire passer le peuple avant lui...Petit Normand ne me contredira pas j'en suis sûr

Cher ami, vous m'ôtez les mots du clavier. Wink
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMar 18 Sep - 15:13

Oui c'est sûr, il voulait toujours le bien de son peuple, ce qui le plongeait dans un état quasi dépressif où la capacité d'agir était réduite. N'empêche, quelques mauvaises décisions notoires, et/ou la propension à trop écouter ses conseillers, ont indirectement mené à la perte de sa femme, son fils et sa soeur, ainsi que le massacre des suisses le 10 Aôut! Je pense notamment à la décision de rester à Versailles le 4 Octobre, et de ne pas profiter de la possibilité de fuir sous escorte à Montmédy. Des fois, même si je l'aime, je ne peux cacher ma frustration quand je pense à Louis XVI, et je pense que la Reine ,des fois ,avait le même sentiment. Un si bon Roi, si incapable d'agir. MA ,elle-même ,disait qu'elle ne comprendrait jamais pourquoi ils ne se sont pas enfuis de Versailles le 4 Octobre.
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMar 18 Sep - 18:52

Louis XVI n'avait pas toutes les qualités pour gouverner et se faire respecter, malgré ses très bons côtés et ses bons principes...il aimait le peuple et ne désirait que son bien, mais il n'a pas su, ou pu, le montrer et imposer sa vision des choses...Louis XVI est en cause c'est sûr, mais pas seulement...les événements étaient tous contre lui, ainsi que ses ministres qui faisaient passer leur influence avant la France...

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMar 18 Sep - 22:37

Vous savez maintenant que j’aime assez rebondir sur vos propos en citant quelques extraits de Mémoires ou autres Souvenirs. Basketball
Je vous propose la version (musclée et après coup Wink ) du comte de Saint-Priest, au sujet justement des évènements d’octobre :


Le comte d’Estaing avait alors le commandement de la garde nationale de Versailles et du district ; le roi y avait ajouté celui de toutes les troupes réglées, les gardes du corps y compris. On en avait encore rassemblé huit cents à Versailles, ce qui, indépendamment de la portion de ce corps de quartier au château, composait quatre forts escadrons.
Je proposai au roi de leur donner pour commandant le comte de Mun, le plus ancien des officiers généraux, selon l’usage de ce corps à la guerre ; à mon sens c’était le plus capable.
Sa Majesté l’agréa, mais le duc de Guiche, capitaine des gardes du corps dont le quartier venait de finir, eut recours à la reine qui fit en sa faveur révoquer la nomination du comte de Mun.
Ainsi, au lieu d’un chef expérimenté, on donna aux gardes du corps un chef qui n’avait jamais fait la guerre ; il y parut par l’usage qu’on en fit.
C’est ainsi que, dans les crises les plus pressantes, les intrigues de cour prévalaient sur les mesures les plus nécessaires et les plus décisives.
(…)
Après ce changement de chef, le roi fit bien pis encore ; à peine sut-il la marche de la garde nationale sur Versailles qu’il écrivit directement au comte d’Estaing (…).
Elle lui défendait de se porter à aucune mesure militaire offensive, à quoi il n’obéit que trop fidèlement.
Le même ordre fut donné au comte de Luxembourg, capitaine des gardes du corps de quartier.
(…)
J’ai dit plus haut que le Conseil d’Etat était alors composé de huit ministres, savoir : le maréchal de Beauvau, l’archevêque de Bordeaux, garde des Sceaux, les quatre secrétaires d’Etat : La Luzerne, Montmorin, La Tour du Pin, et moi ; Necker, directeur des Finances, l’archevêque de Vienne ayant la feuille des bénéfices.
Ce fut à moi, comme ministre de Paris, de rendre compte du départ de la force armée de cette capitale pour Versailles, et j’opinai pour employer les troupes que le roi avait à sa disposition à la défense de sa personne et de sa résidence.
Ces troupes consistaient dans le régiment de Flandre, de deux bataillons ; de la garde suisse, qu’on pouvait évaluer à trois bataillons ; dans deux cents chasseurs à cheval du régiment des Evêchés, et huit cents gardes du corps à cheval. A la vérité les suisses n’étaient pas à Versailles, mais ils étaient à portée d’être appelés dans le voisinage de leur caserne de Courbevoie. Il faut ajouter à cela le régiment des chasseurs à cheval de Lorraine qui était à Rambouillet, à portée d’être employé et de très bonne volonté.
Mon avis fut de faire partir immédiatement pour Rambouillet toute la famille royale pour y être gardée par ce régiment ; de porter les suisses au pont de Neuilly ; un régiment du bataillon de Flandre au pont de Saint-Cloud (…).
Je voulais aussi que le roi montât à cheval avec ses gardes du corps, les chasseurs de l’Evêché faisant l’avant-garde, pour aller au devant de la force-armée parisienne, que sa Majesté lui intimât l’ordre de retourner à Paris, à peine de désobéissance, et, en cas de refus, qu’on tombât sur elle le sabre à la main ; il était probable qu’on n’en serait pas réduit là et que cette multitude, embarrassée de populace, de femmes et d’enfants la plupart sans armes, n’opposerait aucune résistance à l’ordre du roi en personne ; qu’à défaut de réussite de cette attaque, et si les ponts étaient forcés, le roi se retirerait sur Rambouillet, confiant à la municipalité de Versailles et à la garde nationale le soin du château royal.
Mon avis fut appuyé par le maréchal de Beauvau, les comtes de la Luzerne et de La Tour du Pin, mais vivement combattu par Necker, auquel le comte de Montmorin, les archevêques de Vienne et de Bordeaux se rallièrent.
Il est remarquer que ces quatre ministres n’étaient point militaires.
(…)
Necker soutint son opinion avec acharnement ; il ne voyait, disait-il, aucun danger à laisser arriver cette multitude à Versailles, ajoutant qu’elle n’y venait que pour supplier le roi de s’établir dans sa capitale, que si pour la satisfaire, sa Majesté jugeait à propos de s’y rendre, elle y serait adorée, l’attachement des parisiens pour sa personne étant hors de cause ; mais que si on employait des mesures violentes pour la repousser, ce serait le début d’une guerre civile dont on ne serait plus maître d’arrêter les suites.
Il ajouta que les caisses royales étaient vides, qu’on serait dans l’embarras des fonds dès le début et que la capitale serait pour les possesseurs une ressource inépuisable.
Je répliquai qu’il me semblait impossible d’attribuer à un attachement pour sa Majesté la violence qu’on venait faire à sa personne et à sa résidence, que le roi, dans les mains des rebelles, serait un captif livré à toutes les fougues populaires et aux vues des factieux, qu’il n’y aurait de sûreté ni pour sa couronne ni pour sa vie.
Le débat fut animé et longtemps continué ; le roi ne se décida à aucun parti, voulant, sans doute, préalablement consulter la reine.
Il rompit le Conseil et dit qu’il nous rassemblerait à nouveau après le dîner.

La reine, qui savait qu’on l’avait calomniée dans l’esprit du peuple et qu’elle en était haïe, quoique fort injustement, s’était persuadée qu’il n’y avait de sûreté pour sa vie qu’à ne pas se séparer de la personne du roi.
Elle lui déclara qu’elle n’irait point à Rambouillet sans lui, et comme, dans mon plan, elle ne pouvait accompagner le roi, il ne fut pas adopté.
Au lieu de poster les troupes comme je l’avais proposé, on les garda à Versailles et on y fit venir les gardes suisses de leur caserne ; ils avaient, dans leur corps de garde à Versailles, quinze mille cartouches. C’était, si on en avait fait usage, de quoi mettre en fuite l’armée parisienne toute entière.
(…)
C’est ainsi que l’ordre secret donné au comte d’Estaing paralysait toutes les troupes disponibles à Versailles.
(…)
J’abordai le roi descendu dans la cour ; d’Estaing était encore avec sa Majesté.
Je dis à ce général que j’étais on ne saurait plus surpris de ne voir aucun emploi des forces qu’il avait à sa disposition, que je voyais de la cavalerie dans une cour fermée, de l’infanterie appuyée contre un mur à la tête d’une avenue, et que rien de tout cela ne répondait aux besoins du moment.
D’Estaing me répondit qu’il était là pour prendre les ordres du roi, lequel ne dit mot.
Je répliquai alors que lorsque le roi ne donnait aucun ordre, le général ne devait en prendre que de la circonstance et que c’était à lui à y pourvoir.
Cela n’engagea pas le roi à rompre le silence.
(…)
Le roi ne rassembla le Conseil que vers les six heures du soir.
A peine étions-nous assis qu’un aide de camp de La Fayette m’apporta une lettre de son général qui me prévenait de son arrivée jusqu’à Auteuil, à une lieue de Paris sur la route de Versailles, d’où il continuait sa route à la tête de la force armée parisienne (qu’il prétendait n’avoir aucune intention dangereuse) et s’engageait à maintenir l’ordre et le respect dû à sa Majesté.
(…)
On reprit alors la délibération de l’avant-dîner, et comme il n’était plus temps de faire des dispositions militaires contre les insurgés, mon avis fût que le roi partît immédiatement avec sa famille et ses troupes pour Rambouillet.
Je trouvai encore Necker en contraste avec moi, et, dans ce moment où le roi avait été consulter la reine, Necker me dit : « Vous donnez un avis qui pourrait vous coûter la tête – A la bonne heure, dis-je, elle en répond.
La reine ne faisant cette fois aucune objection au projet du départ, le roi s’y décida et m’ordonna de faire préparer ses voitures.(…)
Je prévins le roi que j’allais chez moi faire partir pour Rambouillet ma femme et mes enfants et que j’y devancerais moi-même sa Majesté comme ministre de sa Maison pour l’y recevoir, d’autant mieux que M. d’Angiviller, gouverneur de Rambouillet, était en Espagne.
Je donnai ordre de préparer des voitures pour ma femme et mes enfants et leur suite, et quant à moi, je montai à cheval pour me rendre à Rambouillet sans perdre de temps.
(…)
Ce même Mounier attribuait au duc de Liancourt le funeste parti que le roi prit en mon absence de révoquer l’ordre de son départ.
Si ce duc fut en effet l’instigateur de ce changement, je ne doute pas que Necker n’y ait coopéré.


:arrow: Ordres, contrordres, influences, indécisions, hésitations, désinformations etc.
Pas facile de prendre LA bonne décision...Et du reste, quelle était-elle ? Rolling Eyes


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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMar 18 Sep - 22:52

Je ne connaissais pas ce témoignage...Il retrace bien l'état d'esprit que devait être celui de l'entourage de la famille royale...

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMar 18 Sep - 22:57

C'est impressionnant de détails, de précisions et de justesse...dans l'ensemble ça correspond vraiment très bien à la version de Lescure sur cette journée.

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMer 19 Sep - 9:19

Ah... Vous savez que je n'ai que peu d'estime pour Saint Priest. En effet, sous couvert de loyalisme, ses mémoires ne servent qu'à égratigner les personnes des souverains...  Cool

Cela dit, ce texte-ci fourmille de détails cruciaux et rend parfaitement, comme on l'a dit, la tension de ces moments. Je ne le connaissais pas non plus, et sa lecture m'impressionne.  What a Face

Merci de tout coeur de nous permettre ce retour à un témoignage de première main, toujours si précieux.  flower

N'avons-nous pas là les causes profondes des échecs répétés endurés par Louis XVI et sa famille ?

Citation :
C’est ainsi que, dans les crises les plus pressantes, les intrigues de cour prévalaient sur les mesures les plus nécessaires et les plus décisives
Eh oui, hélas... comme l'étiquette obsolète prévaudra lors de l'équipée de Varennes...

Citation :
La reine, qui savait qu’on l’avait calomniée dans l’esprit du peuple et qu’elle en était haïe, quoique fort injustement, s’était persuadée qu’il n’y avait de sûreté pour sa vie qu’à ne pas se séparer de la personne du roi.
Erreur fatale également, et qui ne cessera de se reproduire, hélas...

Citation :
Il est remarquer que ces quatre ministres n’étaient point militaires.
Comme à Varennes, encore ! On ne s'entoure pas des bonnes personnes...

Ca m'a frappée tout de suite en lisant ce récit passionnant, cher ami. Non seulement des erreurs ont été commises, mais reproduites. C'est rageant !  Evil or Very Mad

Sinon, comme chez tout bon mémorialiste, on trouve dans ce texte un certain nombrilisme, pour ne pas dire un nombrilisme certain. Et aussi... Il avait une dent contre Necker, ou quoi ?  Louis XVI et le peuple 194575 Qu'est-ce qu'il prend, lui !  Louis XVI et le peuple 194575

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMer 19 Sep - 18:03

pimprenelle a écrit:
Et aussi... Il avait une dent contre Necker, ou quoi ? Louis XVI et le peuple 194575 Qu'est-ce qu'il prend, lui ! Louis XVI et le peuple 194575

La parole à l'accusé , sa version dans son De la Révolution française Wink :

Il y avait alors deux partis prédominants à Paris ; l'un, où l’on distinguait M. de la Fayette, désirait avoir une influence directe et habituelle sur les décisions du Monarque et sur sa conduite politique ; et l'établissement de la Cour à Versailles contrariait cette ambition.
Un pareil vœu n'était pas difficile à expliquer ; il dérivait de l’aveuglement où l'on vivait alors sur le mérite des principes qui devaient servir de base à la nouvelle Constitution.
On voulait que le Roi les adoptât sans réserve, et l'on supportait difficilement que des Ministres accrédités, en y refusant publiquement leur hommage, entretinssent des doutes dans l'opinion. Ce parti néanmoins croyait pouvoir concilier toutes ses vues avec un sentiment de respect pour ce Monarque et pour son autorité et sous ce rapport on n'avait à lui reprocher qu'une grande méprise.

Un autre parti moins nombreux, mais plus redoutable par la nature de ses vues, ne voulait qu'un grand trouble. On le désignait alors sous le nom de Parti d'Orléans.
Ce parti, le 5 Octobre désirait avec passion que le Roi s'éloignât. On présumait que cette première démarche en entraînerait d’autres ; et par une confiance inconsidérée, on voyait déjà M. le Duc d'Orléans nommé Lieutenant Général du Royaume, et prenant chaque jour un accroissement de crédit dont le dernier terme aurait été fixé par la chance des événements.
Telle était la politique dont on accusait les hommes qui s'étaient emparés d'un Prince trop facile à corrompre, et jeté peut-être hors de son caractère, hors de ses premières inclinations du moins, par l'artifice consommé des conseillers les plus dangereux.
II se remit, dans son indifférence, entre les mains des intrigants qui avaient entrepris de le gouverner, et il se laissa marquer de tous leurs vices.

Le Roi, guidé par des notions particulières et que je n'ai jamais eues, craignait les résultats de ce foyer de machinations plus que les hasards de tout autre mouvement intérieur.
Ainsi lorsque les hommes du Monarque délibéraient, le 5 Octobre, en sa présence, sur la mesure la plus convenable à sa situation, ou si l'on veut la moins dangereuse, ils étaient fondés à lui rappeler cette maxime : Evitez de faire ce que vos ennemis désirent.

D'autres se demandaient où irait le Roi, sans préparatifs, et en laissant derrière lui une Assemblée qui s'emparerait à l'instant des finances et de la direction des revenus.
Je devais sentir mieux que personne une circonstance particulière, c'est que le Trésor Royal, n'ayant encore reçu aucune aide extraordinaire, se trouvait à cette époque dans la plus grande pénurie. On faisait le service en employant des ressources momentanées, et on les comptait, on les disposait par semaine avec un embarras continuel.
Ainsi en réussissant, chose très incertaine, a pomper inopinément les caisses publiques, et à faire venir de Paris à Versailles les secours d'argent, absolument nécessaires dans une si grande circonstance, il n'y aurait pas eu de fonds libres le lendemain, ou pour satisfaire aux paiements de l'Hôtel de ville, ou pour envoyer dans les Provinces le prêt des troupes, ou pour acquitter les lettres de change relatives aux achats de grains.
Toute espèce de crédit encore aurait à l'instant cessé ; et avec quel plaisir les ennemis du Roi n'auraient-ils pas saisi une occasion d'imputer à sa résolution, d'imputer à sa défiance des Parisiens, d'imputer à un projet tramé de longue main, un scandale éclatant et ses suites incalculables.
On n'eût pas manqué d'exagérer la somme sortie du Trésor Royal, et l'on eût multiplié, dans tous les genres, les mensonges et les faux bruits, ainsi qu'on en possédait le talent.
Enfin, dès la première nouvelle qu'on aurait eu dans l'étranger ou dans les Provinces du départ du Roi, la crainte des troubles aurait à l'instant suspendu les expéditions de blés ; et au 5 Octobre, on était encore dans une si grande détresse que le moindre embarras extraordinaire aurait occasionné momentanément une disette absolue à Paris et à Versailles.
Le Roi devait-il être indifférent à la réunion de toutes ces circonstances !
Il résultait encore de la pénurie des subsistances, que par tout où le Monarque aurait passé, partout où il se serait retiré, il aurait trouvé le peuple en fermentation et la Cour obligée de prendre, avec son nombreux cortège, une part des approvisionnements, elle eût été exposée à tous les effets d'un mécontentement que les nouvelles de Paris et de l'Assemblée auraient rapidement accrus. Et quelle impression n'aurait pas produite encore le zèle ardent, le zèle inconsidéré avec lequel le Prince aurait été suivi par des hommes tous d'un même parti, et qui, sans lui prêter aucune assistance réelle ou suffisante, auraient jeté la plus grande défaveur sur ses résolutions et sur ses démarches !
Je dirai plus, et supposant que le 5 Octobre on eût prévu la succession des événements futurs, cette succession hors de l'atteinte de toutes les conceptions, et que le Roi eût formé le projet de s'éloigner de l'Assemblée Nationale, de chercher une sécurité dans quelque ville frontière, il eût été plus sage de différer l'exécution d'un pareil dessein ; et l'époque dont le Monarque fit choix en 1791 était de beaucoup préférable.
En effet, il s’était donné le temps nécessaire pour arranger sa marche, et pour se concerter avec un Commandant de Province à sa dévotion et en cachant ses vues en tenant son départ secret comme il le pouvait alors, il s'était assuré de douze heures d'avance.
Enfin les alarmes sur les subsistances étaient finies, et la Finance mise à l’aise par une création d'assignats ne se trouvait plus exposée à aucun éclat ; deux circonstances importantes ; puisqu'en supposant la non-réussite de l'évasion du Prince, il ne trouvait pas à son retour un peuple exaspéré par les souffrances de la famine et par les rigoureux effets d'une suspension de paiements.

Le Roi prit donc, le 5 Octobre, le parti le plus convenable à sa situation ; ce fut alors l'opinion générale ; et cependant, peu de personnes étaient en état de connaître l'ensemble des motifs qui devaient influer sur la décision du Monarque.

Le Roi, je dois encore le dire à l'honneur de son caractère, en hommage à la vérité, le Roi était vivement inquiet des risques que son départ précipité pourrait faire courir aux personnes et aux familles connues par leur attachement à ses intérêts et à sa cause, et qu'il laisserait à Versailles sans aucune protection militaire et exposées à tous les excès d'une populace déréglée et trompée dans son attente.
Il ne prévoyait pas, sans doute, les crimes audacieux auxquels on osa se livrer dans la nuit du 5 au 6 ; et comment aurait-il pu imaginer lui ni personne, qu'au milieu d'une force armée considérable une troupe d'hommes épars réussirait à s'introduire dans le château, et que sans résistance elle parviendrait jusques à l'appartement de la Reine.

M. de la Fayette, en sa qualité de Commandant de la Milice Nationale, avait pris la garde du château.
Il était cette nuit épuisé de fatigue, et il se reposa trop sur des seconds ; mais la méchanceté la plus calomnieuse a pu seule lui imputer de l'indifférence aux devoirs qu'il avait à remplir ; et dès l'aube du jour, on le vit s'exposer de sa personne et avec le plus grand abandon pour sauver des Gardes du Corps poursuivis par une bande de furieux ; et ses plus intimes amis m'ont souvent assuré qu'il ne pouvait se consoler de n'avoir pas veillé lui même dans l'intérieur du château.
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMer 19 Sep - 20:03

Pour finir, une autre version, encore un peu différente, et peut-être plus nuancée ou moins informée ?

La marquise de La Tour du Pin se trouve aussi au château ce jour là, témoin des revirements de situation et des hésitations du roi…Suspect

Voici :

Mon mari s’occupa d’assembler sa garde nationale, à laquelle il était loin de se fier.
On ordonna au régiment de Flandre de prendre les armes et d’occuper la place d’Armes.
Les gardes du corps sellèrent leurs chevaux.
Des courriers furent expédiés pour appeler les suisses de Courbevoie.
A tous moments, on envoyait sur la route pour avoir des nouvelles de ce qui se passait.
On apprenait qu’une tourbe innombrable d’hommes et beaucoup plus de femmes marchaient sur Versailles ; qu’après cette sorte d’avant-garde venait la garde nationale de Paris avec ses canons, suivie d’une grande troupe d’individus marchant sans ordre.
Il n’était plus temps de défendre le pont de Sèvres. La garde nationale de cette ville l’avait déjà livré aux femmes pour aller fraterniser avec la garde de Paris.
Mon beau-père voulait que l’on envoyât le régiment de Flandre et des ouvriers pour couper la route de Paris. Mais l’Assemblée nationale s’était déclarée en permanence, le roi était absent, personne ne pouvait prendre l’initiative d’une démarche hostile.
Mon beau-père désespéré ainsi que M. de Saint-Priest, s’écriait : "Nous allons nous laisser prendre ici et peut-être massacrer, sans nous défendre !"
Pendant ce temps, le rappel battait pour rassembler la garde nationale.
(…)
Les grilles furent partout fermées. On barricada toutes les issues du château, et des portes qui n’avaient pas tourné sur leurs gonds depuis Louis XIV se fermèrent pour la première fois.
Enfin, vers 3 heures, arrivèrent au galop, par la grande avenue, le roi et sa suite.
Ce malheureux prince, au lieu de s’arrêter et d’adresser quelque bonne parole à ce beau régiment de Flandre, devant lequel il passa et qui criait : "Vive le roi !", ne lui dit pas un mot.
La garde nationale de Versailles, qui faisait sa première campagne, commença à murmurer et à dire qu’elle ne tirerait pas sur le peuple de Paris.
Il n’y avait pas de canon à Versailles.
L’avant-garde de trois à quatre cents femmes commença à arriver et à se répandre dans l’avenue.
(…)
Mon mari échappa par miracle, et, ayant constaté que sa troupe l’abandonnait, il alla prendre place en devant des gardes du corps rangés en bataille près de la petite écurie.
Mais ils étaient si peu nombreux - ils comprenaient la compagnie de Gramont seulement – que l’on jugea, au Conseil, toute idée de défense impossible.
(…)
A un moment, mon beau-père et M. de Saint-Priest ouvrirent l’avis que le roi se retirât à Rambouillet avec sa famille, et qu’il attendît là les propositions qui lui seraient faites par les insurgés de Paris et par l’Assemblée nationale.
Le roi accepta tout d’abord ce projet.
(…)
C’est alors que deux à trois cents femmes qui tournaient depuis une heure autour des grilles, découvrirent une petite porte donnant accès à un escalier dérobé qui aboutissait, au dessous du corps de logis où nous demeurions, dans la cour royale.
(…)
Guidées par M. de la Tour du Pin, nous montâmes dans la galerie où se trouvait déjà réunies une quantité de personnes habitant le château, qui, sous le coup d’une inquiétude mortelle quant à la suite des évènements, venaient dans les appartements pour être plus près des nouvelles.
Pendant ce temps-là, le roi toujours hésitant devant un parti à prendre, ne voulait plus s’en aller à Rambouillet.
Il consultait tout le monde.
La reine, tout aussi indécise, ne pouvait se résoudre à cette fuite nocturne.
Mon beau-père se mit aux genoux du roi pour le conjurer de mettre sa personne et sa famille en sûreté.
Les ministres seraient restés pour traiter avec les insurgés et l’Assemblée.
Mais ce bon prince, répétant toujours : "je ne veux compromettre personne", perdait un temps précieux.
A un moment, on crut qu’il allait céder ; et l’ordre fut donné de faire monter les voitures qui, attelées depuis deux heures, attendaient à la grande écurie.
(…)
Au moment où la foule du peuple de Paris et de Versailles, qui était rassemblée sur la place d’armes, vit ouvrir la grille de la cour des grandes écuries, il s’éleva un cri unanime de frayeur et de fureur : "le roi s’en va !"
En même temps on se jette sur les voitures, on coupe les harnais, on emmène les chevaux, et force fut de venir dire au château que le départ était impossible.
Mon beau-père et M. de Saint-Priest offrirent alors nos voitures, qui étaient attelées hors de la grille de l’Orangerie. Mais le roi et la reine repoussèrent cette proposition, et chacun, découragé, épouvanté, et prévoyant les plus grands malheurs, resta dans le silence et dans l’attente.
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeMer 19 Sep - 20:18

Citation :
La marquise de La Tour du Pin se trouve aussi au château ce jour là, témoin des revirements de situation et des hésitations du roi…Suspect
J'ignorais la présence de la Marquise au château à cette date fatidique...La pauvre, qui n'y est pas venue si fréquemment , est bien mal tombée, cette fois -ci... pale
Merci car on devine ,cette fois, l'angoisse de l'entourage de la Reine, qui, effectivement, semble moins bien renseigné par tout ce qui se déroule autour d'eux...

Bien à vous.
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeLun 3 Déc - 19:35

Une très belle anecdote racontée par Hüe qui illustre les pensées de Louis XVI pour le peuple : cela se passe en 1792, peu avant le 10 Août me semble-t-il :

"Quelques mois auparavant, le Roi avoit entendu faire au Conseil la lecture d'une de ces proclamations dans laquelle se trouvoit cette expression consacrée par un usage immémorial, "mon peuple". "Ecrivez "le peuple français", dit Sa Majesté avec émotion. Si je ne peux plus dire "mon peuple", du moins telle sera toujours l'expression de mon coeur."

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 14:48

Le Chevalier de Maistre rapporte une anecdote que j'avais oubliée, à propos d'un ministre de Louis XVI faisant un discours pour lui à l'Assemblée nationale : Very Happy

"On lit un projet de proclamation royale : le Ministre laisse échapper ces mots : "mon peuple". Le Roi regarde la Reine, elle l'entend : leurs yeux se remplissent de larme; elle dit : "Monsieur, dites le peuple français"; le Roi ajoute : "Si je ne puis plus vous dire mon peuple, au moins ce sera toujours l'expression de mon coeur.""

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 15:34

Moi, cette histoire ne me dit rien du tout, Chou. Louis XVI et le peuple 79143 Elle est emblématique, en tout cas.

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 15:50

J'ai dû la lire au moins une fois je pense car ça me dit quelquechose...mais elle est très peu évoquée en effet c'est pour ça que j'en parle Very Happy

Je ne sais pas quelle crédibilité on peut en tirer...elle reste plausible mais elle peut aussi avoir été inventée :s:

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 16:00

Disons elle me paraît trop belle pour être vraie... Mais on ne sait jamais, c'est exact.

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 16:02

Moi c'est surtout le coup des yeux qui se remplissent de larmes que je trouve louche :s:
Le reste je peux y croire aisément en fait...

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 19:01

Chou d'amour a écrit:
J'ai dû la lire au moins une fois je pense car ça me dit quelquechose...
Regardez en page 1 de ce fil Chou... Wink
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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 19:11

Hue ! Very Happy C'est déjà un peu plus sérieux, comme caution ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeDim 20 Juil - 21:50

Ah! Il me semblait bien l'avoir lu ouf Louis XVI et le peuple 194575
Mais j'avais oublié que c'était Hüe Louis XVI et le peuple 244157

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeSam 27 Déc - 11:01

Une très jolie image plutôt rare me semble-t-il que j'ai trouvée cette semaine dans un magazine sur les Rois de France, et qui représente très bien ce sujet : Very Happy

Louis XVI et le peuple Loui_x10

Il s'agit de Louis XVI rendant visite à des pauvres, en 1788 Very Happy

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitimeSam 27 Déc - 11:08

Merci, Chou ! Je n'avais jamais vu ce tableau. Very Happy

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MessageSujet: Re: Louis XVI et le peuple   Louis XVI et le peuple Icon_minitime

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