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 08 février 1747: Décès de Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain

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yann sinclair

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MessageSujet: 08 février 1747: Décès de Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain   08 février 1747: Décès de Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain Icon_minitimeMar 2 Avr - 14:18

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Jérôme Phélypeaux


comte de Pontchartrain


né en mars 1674 
mort à Versailles le 08 février 1747 Saint Roch (Paris) à l'âge de 72 ans
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homme d'État français

Prévôt de l'Ordre du Saint-Esprit


maître des cérémonies des ordres du roi

Ministre de la Marine
06 septembre 1699 - 1er octobre 1715
(Sous l'Ancien régime il n'y a pas de ministre de la marine mais un secrétaire d’État, pour harmoniser avec l'époque contemporaine, il est cependant titré ministre comme le contrôleur général des finances est appelé ministre des finances) (Prométhée)


Secrétaire d'État de la Maison du Roi
06 septembre 1699 - 07 novembre 1715


Propriétaire du Château de Pontchartrain
membre de Académie des inscriptions et belles-lettres


Biographie

Il est le fils de Louis Phélypeaux de Pontchartrain et de Marie de Maupeou (1645-1714)

Reçu conseiller au parlement de Paris le 29 mars 1692, il fut associé par son père à ses responsabilités ministérielles avant de lui succéder comme secrétaire d'État de la Maison du Roi le 05 septembre 1699 et comme secrétaire d'État de la Marine le 06 septembre 1699 et demeura en poste respectivement jusqu'au 07 novembre et 1er octobre 1715. 
Lors de la mise en place de la polysynodie, il perdit ces charges, malgré l'intervention de son parent le marquis d'Effiat.

Sa gestion de la marine, longtemps décriée, tend à être largement réévaluée par l'historiographie la plus récente. 
Il encouragea notamment l'exploration et la colonisation de la Louisiane.

Dans ces fonctions, Jérôme Phélypeaux s'occupa également de la création de l'Académie royale des inscriptions et médailles (juillet 1701), devenue en 1716 l'académie des inscriptions et belles-lettres.

Présences lors d'événements

  • 1713 (témoin) : mariage de Louis IV Henri de Bourbon-Condé, Prince de Condé 1692-1740 et Marie-Anne de Bourbon-Conti, Duchesse de Bourbon 1689-1720
  • 1713 (témoin) : mariage de Louis Armand de Bourbon-Conti, Prince de Conti 1695-1727 et Louise Elisabeth de Bourbon-Condé, Princesse de Conti 1693-1775



Mariage et descendance

Il épouse en premières noces, le 28 février 1697, Éléonore Christine de La Rochefoucauld de Roye, dite Mlle de Chefboutonne (1681-1708), dont il eut cinq enfants:

  1. Marie Françoise Christine (1698-1701)
  2. Louis François (1700-1708), comte de Maurepas
  3. Jean Frédéric (1701-1781), comte de Maurepas et de Pontchartrain
  4. Paul Jérôme (1703-1775), marquis de Chefboutonne, futur lieutenant général
  5. Charles Henri Phélypeaux de Pontchartrain (1706-1734), abbé de Royaumont, évêque de Blois.

Veuf en juin 1708, il épouse en secondes noces, le 31 juillet 1713, Marie Hélène Rosalie Angélique de L'Aubespine (1690-1770) dont il eut deux filles:

  1. Marie Louise Rosalie (1714-1780), qui épouse Maximilien Emmanuel de Watteville, marquis de Conflans
  2. Hélène Françoise Angélique (1715-1781), qui épouse Louis-Jules Mancini-Mazarini, duc de Nivernois (1716-1798)



 "La petite vérole l'avait éborgné, mais la fortune l'avait aveuglé" 
Saint-Simon

Louis XIV refusa son alliance avec Marie Geneviève Henriette Gertrude de Bourbon Melle de Malauze car elle portait les armes de Bourbon et il ne souhaitait point voir les armes de Pontchartrain cotoyer celles des Bourbons.

Saint Simon:
...il était universellement abhorré autant qu'il était mathématiquement détestable, avait encore trouvé le moyen de se faire également craindre et mépriser, d'user même la bassesse d'une cour la plus servile, et de se brouiller avec les jésuites, tout en faisant profession d'intimité avec eux, en les maltraitant en mille choses, jusque-là qu'au lieu de lui savoir gré de l'inquisition et de la persécution ouverte qu'il faisait avec une singulière application à tout ce qu'il croyait qui pouvait sentir le jansénisme, ils l'imputaient à son goût de faire du mal.
C'était la bête de la nouvelle Dauphine qui ne s'épargnait pas à lui nuire auprès du roi. J'en dirai un trait entre plusieurs. Un soir que Pontchartrain sortait de travailler avec le roi, elle entra du grand cabinet dans la chambre. Mme de Saint-Simon la suivait avec une ou deux dames. Elle avisa, auprès de la place où Pontchartrain avait été, de gros vilains crachats pleins de tabac: «Ah! voilà qui est effroyable! dit-elle au roi; c'est votre vilain borgne; il n'y a que lui qui puisse faire de ces horreurs-là,» et de là à lui tomber dessus de toutes les façons. Le roi la laissa dire, puis lui montrant Mme de Saint-Simon, l'avertit que sa présence la devait retenir. « Bon! répondit-elle, elle ne le dira pas comme moi; mais je suis sûre qu'elle en pense tout de même. Eh! qui est-ce qui en pense autrement ?» Là-dessus le roi sourit, et se leva pour passer au souper. Le nouveau Dauphin n'en pensait guère mieux, ni tout ce qui l'approchait. C'était donc une meule de plus attachée au cou du père, qui en sentait tout le poids, et Mme de Maintenon, de longue main brouillée avec le père comme on l'a vu en son temps, n'amait pas mieux le fils que la princesse. ...
...Sa taille était ordinaire, son visage long, mafflé, fort lippu, dégoûtant, gâté, de petite vérole qui lui avait crevé un œil. Celui de verre, dont il l'avait remplacé, était toujours pleurant, et lui donnait une physionomie fausse, rude, refrognée, qui faisait peur d'abord, mais pas tant encore qu'il en devait faire. Il avait de l'esprit mais parfaitement de travers, et avec quelques lettres et quelque teinture d'histoire; appliqué, sachant bien sa marine, assez travailleur, et le voulait paraître beaucoup plus qu'il ne l'était. Son naturel pervers, que rien n'avait pu adoucir ni redresser le moins du monde, perçait partout; il aimait le mal pour le mal, et prenait un plaisir singulier à en faire. Si quelquefois il faisait du bien, c'était une vanterie qui en faisait perdre tout le mérite, et qui devenait synonyme au reproche; encore l'avait-il fait acheter chèrement par les refus, les difficultés dont il était hérissé pour tout, jusque pour les choses les plus communes, et par les manières de le faire qui piquaient, qui insultaient même, et qui lui faisaient des ennemis de presque tous ceux qu'il prétendait obliger. Avec cela, noir, traître, et s'en applaudissait; fin à scruter, à suivre, à apprendre et surtout à nuire. Pédant en régent de collége avec tous les défauts et tout le dégoût d'un homme né dans le ministère et gâté à l'excès.
Son commerce était insupportable par l'autorité brutale qu'il y usurpait, et par ses infatigables questions; il se croyait tout dû, et il exigeait tout avec toute l'insolence d'un maître dur. Il s'établissait le gouverneur de la conduite de chacun, et il en exigeait compte; malheur à qui l'y avait accoutumé par besoin, par lâcheté; c'était une chaîne qui ne pouvait se rompre qu'en rompant avec lui. Outre qu'il était méchant, il était malin encore, et persécuteur jusqu'aux enfers, quand il en voulait aux gens; ses propos ne démentaient point les désagréments dont il était chamarré. Ils étaient éternellement divisés en trois points, et sans cesse demandait, en s'applaudissant, s'il se faisait bien entendre; avec qui que ce fût, maître de la conversation, interrompant, questionnant, prenant la parole et le ton, avec des ris forcés à tous moments qui donnaient envie de pleurer. Une expression pénible, maussade, pleine de répétitions, avec un air de supériorité d'état et d'esprit qui faisait vomir et qui révoltait en même temps. Curieux de savoir le dedans et le dessous de toutes les familles et des intrigues, envieux et jaloux de tout, et dans sa marine comme un comité sur ses galériens. Aucun officier, même général, même pour des riens, n'était à couvert de ses sorties en pleine audience publique, et nul homme ni femme de la cour de ses airs d'autorité. Il disait aux gens les choses les plus désagréables avec volupté, et réprimandait durement en maître d'école sous prétexte d'amitié et en forme d'avis.
Son délice était de tendre des panneaux, et la joie de son cœur de rendre de mauvais offices. En garde surtout contre son père et sa mère et leurs amis, et contre toutes les grâces et tous les plaisirs qu'ils pouvaient désirer de lui, il s'en piquait même, pour ne pas paraître sous leur férule, au point que le chancelier et la chancelière s'étaient fait une règle de ne lui rien demander ni recommander, et ne s'en cachaient point, parce que la négative était certaine. En général, il triomphait de refuser et de faire mystère des choses même les plus futiles, surtout d'être hérissé de difficultés sur les choses qui en souffraient le moins. L'importance lui tournait la tête, son ver rongeur était de n'être point ministre: d'ailleurs incapable de société, d'amusement de conversation ordinaire; toujours plein de ses fonctions, de ses occupations, et avec qui que ce fût, homme et femme, roi de ses moments et de ses heures, et le tyran de sa famille et de ses familiers. Sa première femme, si parfaite en tout, en mourut à la fin à force de vertu. La seconde l'a vengée. ...

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