Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle

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pimprenelle

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MessageSujet: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitimeMer 9 Avr - 14:36

Nous qui nous interrogions sur un éventuel féminisme dans le chef de la reine, voilà qui va nous intéresser.  La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle 454943 


APPEL À CONTRIBUTION
Information publiée le lundi 7 avril 2014 par Marc Escola (source : dominique Picco)

Date limite : 30 avril 2014

La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle,

Appel pour le Numéro 23 de la revue LUMIERES éditée par les PUB (Presses universitaires de Bordeaux)

L’objectif n’est pas tant de collectionner des portraits de femmes du XVIIIe siècle (biographie(s) ou portraits de groupe) ni de proposer des tableaux de type sociologique de la situation des femmes appartenant aux élites sociales ou à des milieux plus modestes dans l’ensemble de l’Europe des Lumières ou dans un pays ou une région particulière. Il s’agit ici de retrouver chez les penseurs(seuses), écrivains(vaines), philosophes de ce siècle ou bien encore dans les écrits du for privé de femmes ou d’hommes, les éléments d'une critique de la condition sociale et/ou politique des femmes, voire de saisir une dynamique d’émancipation. Ou, en d’autres termes, de rechercher dans l'écriture les manifestations ou les traces de l’expression des spécificités de la condition féminine via des formes de discrimination à leur égard ou d’affirmation de la domination masculine ou encore des perceptions de leur altérité.

Il semble particulièrement intéressant aux historien(ne)s associé(e)s à se projet d’identifier les moments, les situations, les contextes particuliers qui ont pu conduire ces auteur(e)s à une prise de conscience neuve. Il serait également bienvenu de repérer dans ces textes ou dans ces moments ce qui annonce une réflexion en terme de genre. À savoir lorsque les différences entre hommes et femmes sont pressenties comme un conditionnement social et non plus comme un donné biologique ou comme un invariant de la "nature " féminine.

Les sous-thèmes pourraient être les débats autour de l'éducation, de l'écriture des femmes, de la nature féminine, des rapports amoureux, de la galanterie ou encore de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’accès à la citoyenneté.

Les articles peuvent proposer des recherches neuves ou des synthèses de travaux antérieurs.

Les propositions d’articles doivent nous parvenir au plus tard le 30 avril accompagnées d’un résumé de 500 mots maximum et d’une courte bio-bibliographie de l’auteur (e).

Les articles retenus seront à rendre pour le 15 juillet. Ils ne devront pas dépasser 35 000 signes. Ils devront s’accompagner d’un résumé en français et en anglais et de cinq mots-clés dans les deux langues.

Marie-Lise Paoli, MCF études anglophones Marie-Lise.Paoli@u-bordeaux-montaigne.fr
Dominique Picco, MCF histoire moderne, Dominique.Picco@u-bordeaux-montaigne.fr


Responsable : Dominique Picco (CEMMC), Marie-Lise Paoli (Clare)

Url de référence :
http://pub.u-bordeaux3.fr/index.php/revues/lumieres.html

Adresse : Université Bordeaux Montaigne Domaine universitaire33607 Pessac cédex

http://www.fabula.org/actualites/la-cause-des-femmes-dans-l-europe-du-xviiie-siecle-numero-23-de-la-revue-lumieres-editee-par-les_62312.php

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madame antoine

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MessageSujet: Re: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitimeDim 20 Avr - 16:50

Bonjour,

Je ne suis pas certaine d'avoir choisi la bonne catégorie. J'ai trouvé un article intéressant sur le droit des femmes, qui analyse les causes qui font que la France n'est jamais parvenue à l'égalité.
http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/l-egalite-politique-un-combat-inacheve-pour-l-historienne-christine-bard-535223f23570aae038bb25b4

madame antoine

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globule
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MessageSujet: Re: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitimeMar 18 Déc - 17:59

Déjà, on peut penser aux couturières. La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle 887322

La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Img_7710

Sous l’ancien régime, les hommes confectionnaient les robes des femmes, qui n’avaient le droit que de coudre les sous-vêtements. Juste avant la révolution, les couturières s’étaient donc rassemblées en guilde, fomentant une pré- révolution au XVIIIe siècle, pour exiger le droit de fabriquer leurs propres vêtements.

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Sulpice

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MessageSujet: Re: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitimeMar 8 Jan - 18:02

Marie-Jo Bonnet a écrit:
« Pour moi l’histoire du féminisme débute à la Révolution française, quand les femmes ont été exclues du droit de vote des citoyens et qu’elles ont été renvoyées au foyer et à leur famille. »

Marie-Jo Bonnet est l’auteure de Mon MLF et d’Une histoire du féminisme illustrée.

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madame antoine

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MessageSujet: Re: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitimeVen 1 Oct - 11:53

Bonjour à tous les Amis du Boudoir de Marie-Antoinette,

Voici concernant les femmes une entrevue avec Mme Badinter.

Élisabeth Badinter : « La Révolution a fait des femmes des citoyennes passives »

Alors que l’aristocratie était libérale à l’égard des femmes, la bourgeoisie révolutionnaire les exclura des affaires publiques. Une discrimination dont il reste des traces aujourd’hui, selon la philosophe Élisabeth Badinter.

La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Image16

  • Entre discrimination et affirmation, comment le XVIIIe siècle a-t-il fait évoluer le statut des femmes ?

    La question du statut des femmes va se jouer entre deux ordres sociaux : l’aristocratie et la bourgeoisie. Avant 1750 se développe une pensée qui considère les femmes d’une manière assez libérale dans l’aristocratie. Il est frappant de voir à quel point Voltaire manifeste un état d’esprit respectueux des femmes dès qu’il connaît Madame du Châtelet. Celle-ci avait reçu la même éducation raffinée que ses frères, chose rare à l’époque. Et par son compagnonnage avec elle, situation exceptionnelle aussi, Voltaire montre à quel point il la considère comme son égale. De même, dans le lien qu’il noue avec son amie Madame d’Épinay – qu’il appelle « ma philosophe » –, Voltaire se montre résolument moderne. Il n’est pas le seul. Un homme comme D’Alembert est aussi respectueux de l’esprit de ses amies.

    Mais le plus militant et avant-gardiste sera Condorcet, un aristocrate marié à une aristocrate. Dès les années 1780, il publie un texte, Lettres d’un bourgeois de New Haven, où il plaide avec énergie contre le bloc bourgeois que représentent philosophiquement Rousseau et Diderot : il défend l’égalité et la ressemblance des sexes. Concorcet explique que l’humanité se définit par la rationalité. Alors que la plupart des hommes politiques affirment à l’époque que les femmes sont irrationnelles, Condorcet leur rétorque qu’il faudrait d’abord prouver que la femme n’appartient pas à l’humanité. À ses yeux, tout dépend de l’instruction. Et celle des enfants doit être la même pour les deux sexes.


  • L’apport des philosophes des Lumières est donc contrasté…

    Toute la problématique se joue entre ceux qui plaident pour accentuer la différence des sexes et ceux qui militent pour l’égalité par l’argument de la ressemblance – les femmes peuvent être des philosophes des Lumières comme les autres. On a là les représentants d’un véritable féminisme, ce qui est nouveau. Mais ils ne sont pas entendus. Et c’est finalement la pensée de Rousseau qui va tout emporter. Son triomphe arrive quand il publie Émile ou De l’éducation, livre dans lequel il définit la femme comme bonne ménagère, bonne mère, bonne épouse. Elle doit faire de son foyer un lieu de bonheur et enseigner un rôle civique à ses enfants : le succès est formidable auprès des femmes, qui se sentent investies d’une responsabilité nouvelle. On leur offre un statut qu’elles n’avaient pas : elles ont tout pouvoir à l’intérieur du foyer, mais interdiction d’en sortir.

    Condorcet sera très étonné que les femmes mordent à l’hameçon. Car dans la haute aristocratie, les femmes sortent de chez elles et mènent une vie libre. Mais pas les bourgeoises, qui appartiennent à la catégorie sociale qui va faire la Révolution. La bourgeoisie approuve les idées de Rousseau, lesquelles recoupent celles de Diderot pour qui les femmes sont définies par leur utérus. Elles sont sans cesse dans l’émotion, parfois dans l’hystérie, et toujours dans la douleur. Diderot décrit un parcours de souffrance féminine assez épouvantable, des règles à la maternité jusqu’à la vieillesse. Là encore, la femme ne s’explique que par son corps et ses émotions. Donc Rousseau n’était pas tout seul. Mais il a marqué un point en reconnaissant l’utilité des mères dans la formation de futurs citoyens, alors que la maternité était méprisée par les aristocrates d’alors.


  • Face à Rousseau et Diderot, Condorcet et les partisans de l’égalité des sexes n’ont donc eu aucune chance d’être entendus ?

    C’est pour une raison psychologique, qui n’a d’ailleurs peut-être pas disparu chez tous les hommes aujourd’hui : les bourgeois de l’époque ont l’horreur absolue de la ressemblance des sexes, qui fait peur. L’idée que les femmes seraient les concurrentes des hommes est impensable. À chaque fois, on répond par l’argument de l’incapacité physique et intellectuelle. Il y a une peur de la confusion, comme si les hommes risquaient de perdre leur virilité au cas où les femmes pourraient suivre le même chemin. Cette appréhension, qui s’est prolongée jusqu’à aujourd’hui, a été l’obstacle majeur au vrai progrès du statut des femmes au XVIIIe siècle. Surtout qu’on ne se mélange pas ! Chacune et chacun dans son espace. C’était une façon d’interdire aux femmes le savoir, la gloire et le pouvoir.


  • Quel est l’apport de la Révolution française finalement ?

    Il y a deux phases : dans la période libérale qui est celle de la Législative, on voit des progrès comme l’institution du mariage civil par la Constitution de 1791 (les femmes ne sont plus les propriétés du père ou du mari) ou encore la possibilité du divorce en 1792 – qui sera abrogée en 1816 par la Restauration. Il souffle un air de libéralisme dans ces années où Condorcet est très actif. Mais quand il aborde la question des femmes, il n’est plus entendu. Dans son sillage, d’autres hommes comme Guyomar et Romme – députés à l’Assemblée législative – ont essayé de relancer le débat. Jugés ridicules, ils n’ont même pas été combattus. En 1793, sous la Convention, nous est resté un seul texte d’un député nommé Amar. Il est l’un des grands guillotineurs de l’Isère, et va proposer à la Convention d’exclure les femmes du droit de vote. Il fait deux interventions, l’une le 31 octobre 1793, où il définit la femme et son incapacité. Et le lendemain, au nom du Comité de sûreté générale, il fait son rapport sur qui aura le droit de voter : selon lui, la présence des femmes serait funeste aux affaires publiques. Et donc, au nom de tous les arguments rousseauistes, elles resteront des « citoyennes passives », « comme les enfants et les fous ». D’aucuns évoqueront aussi les « Nègres ». Elles font partie des irresponsables. Ce discours très brutal a été applaudi à tout rompre, et la loi votée à toute vitesse – une régression par rapport à l’aristocratie libérale du XVIIIe siècle. Et cette discrimination de 1793 s’étendra finalement jusqu’au milieu du XXe siècle, puisque les femmes devront attendre 1944 pour obtenir le droit de vote.


  • Quelles sont les femmes qui ont laissé une trace majeure dans l’histoire de France sous la Révolution ?

    Il y a deux féministes : Olympe de Gouges et Théroigne de Méricourt. La première a ma préférence, auteure d’un superbe texte qui fait pièce à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Théroigne de Méricourt, qui venait de Liège, a voulu quant à elle animer des clubs de femmes à Paris. En sortant un jour de l’Assemblée, elle a été fouettée publiquement, et cette offense l’a durablement marquée – au point qu’elle mourra folle. J’aimerais citer aussi Madame Roland, la femme du ministre de l’Intérieur, qui recevait dans son salon toute la partie libérale girondine des révolutionnaires. Elle fut une femme active, à la parole respectée et à l’influence politique certaine – guillotinée donc. Et je n’oublierai pas Marie-Antoinette, qui a aussi été victime, en tant que femme, de la Révolution française. Son procès fut une ignominie, on guillotina un symbole. J’aimerais enfin rappeler qu’avant la Révolution, Madame d’Épinay – ancêtre de Simone de Beauvoir – a écrit sur les femmes dans la Correspondance littéraire, philosophique et critique des années 1770. Quinze ans avant Condorcet, elle a vaillamment défendu l’égalité des sexes : affaire avant tout de culture et d’éducation, et non de nature.


Propos recueillis sur la page que voici.
https://www.lavie.fr/actualite/societe/elisabeth-badinter-la-revolution-a-fait-des-femmes-des-citoyennes-passives-76037.php

Bien à vous

madame antoine

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Aglae

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MessageSujet: Re: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitimeVen 1 Oct - 16:51

C'est tristement vrai ! et Napoléon avec son code civil, va enfoncer le clou du patriarcat....
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MessageSujet: Re: La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle   La cause des femmes dans l’Europe du XVIIIe siècle Icon_minitime

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