Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 La musique baroque italienne

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Chakton

Chakton


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MessageSujet: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeLun 21 Jan - 8:41

D'abord quelques fondamentaux. tongue

  • L’ère de la musique baroque débute symboliquement en Italie avec l'opéra de Claudio Monteverdi (1567-1643), L'Orfeo (1607), et se termine avec les oeuvres contemporaines de Johann Sebastian Bach, de Georg Friedrich Haendel et d'Antonio Vivaldi. Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Georg Philipp Telemann (1681-1767), du fait de leur longévité, composent leurs dernières opus dans les années 1760 mais, bien avant cette décennie, les compositeurs plus jeunes se sont tournés vers un nouveau style.

    Les deux pôles de la musique baroque sont l’Italie et la France, dont les styles sont fortement opposés malgré des influences réciproques. En France, on citera l'incontournable Jean-Baptiste Lully.


  • Le style baroque se caractérise notamment par l’importance du contrepoint puis par une harmonie qui s’enrichit progressivement, par une expressivité accrue, par l’importance donnée aux ornements, par la division fréquente de l’orchestre avec basse continue, qui est nommé ripieno, par un groupe de solistes qui est le concertino et par la technique de la basse continue chiffrée comme accompagnement de sonates. C’est un style savant et sophistiqué.


  • Quelques instruments sont spécifiquement liés à cette époque où ils atteignent leur apogée (de la facture comme de la littérature) avant de connaître le déclin voire l’oubli complet du milieu du xviiie siècle jusqu’au début du xxe siècle ou plus tard. La tradition de facture s’étant perdue entretemps a pu être restituée, au moins partiellement par l’analyse des instruments anciens qui subsistent, et l’étude des traités lorsqu’ils existent.

    - la flûte à bec et le cornet à bouquin.
    - les clavecins.
    - le luth et le théorbe.
    - l’orgue.
    - les violes de gambe.
    - le violon baroque.


La musique baroque italienne 260px-12
Violon Stainer de 1658, de montage baroque.

So now, on peut y aller. La musique baroque italienne 294643


L'Orchestre de chambre de Bâle​ (KammerOrchester Basel - KOB) ​fait redécouvrir des pages oubliées de la musique baroque italienne, en compagnie de la soprano française Sandrine Piau :
Sandrine Piau aime passionnément faire découvrir au public des “œuvres injustement oubliées”. Pour ce récital, la soprano, le Kammerorchester Basel et le musicologue Giovanni Andrea Sechi réunissent cinq compositeurs : Giuseppe Torelli, Leonardo Leo, Nicola Porpora, Johann Adolf Hasse et le plus que célèbre Georg Friedrich Haendel. Sans être tous de nationalité italienne, ils sont pourtant représentatifs de la musique transalpine de la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècle. Intelligemment construit, alternant Concerto grosso-Sinfonia-Aria (avec solistes instrumentaux-sans soliste-avec soliste vocal), le programme est consacré aux héroïnes tragiques et "méchantes" (comme le souligne avec humour Sandrine Piau en fin de concert). Les registres des airs sont toutefois très différents les uns des autres, passant de la colère au désespoir, jusqu'à la tendresse, ou encore la supplication. La soprano peint ce tableau avec éclat, dans une robe rouge flamboyante qui non seulement la démarque visuellement de l'orchestre, mais sied aussi à merveille aux héroïnes baroques mais éternelles.



L'Orchestre de chambre de Bâle, en formation réduite (de 15 à 20 musiciens) est dirigé par la violon solo Anna Katharina Schreiber. Le fait de jouer debout, pour un orchestre de chambre, donne immanquablement une grande impression d'énergie et d'engagement de la part des musiciens. Du cor au basson, du théorbe à la viole, ces instrumentistes font revivre des pièces vieilles de 200 ans presque comme si c'était du rock'n'roll, et il paraît impossible de s'ennuyer face à ce spectacle. Le claveciniste, notamment, est un vrai spectacle à admirer : constamment souriant, presque sautillant sur son tabouret, visiblement ravi, son plaisir de jouer est contagieux (à côté de lui, le théorbiste n'est pas en reste). La direction de Schreiber marie la subtilité à l'intelligence et les musiciens semblent sincèrement ravis de travailler avec elle. Elle montre également dans les deux Concertos de Torelli une volonté de servir la musique avant tout.

La soprano française Sandrine Piau se mêle avec un plaisir visible et un talent certain à l'orchestre de chambre. Elle incarne ce florilège d'héroïnes avec sobriété et sincérité. Ses couleurs sont multiples et chacune de ses cadences lui offre l'occasion d'égrener des aigus cristallins savamment amenés. Son timbre toujours intact et au métal percutant se déploie avec facilité, sagesse dans l'ornementation, élégance et justesse d'interprétation. Dans le seul récitatif du récital, Sandrine Piau confirme (s'il le fallait encore) son talent de tragédienne et clôt le programme avec le déchirant “Ah, crudel” extrait du Rinaldo de Haendel. Mais le public réclame son retour et elle cède aux appels avec deux bis, de Haendel également, dont, pour “finir sur un moment de douceur” comme elle le dit si bien, la mort d'Acis “Verso giá l'alma col sangue”, toute de délicatesse. L'émotion qui étreint le Théâtre des Champs-Élysées est palpable et, sous les applaudissements fournis, la chanteuse revient en s'excusant presque de ne pas avoir préparé d'autre bis, pour faire ses adieux forcés au public conquis (qui pourra la retrouver dans cette même salle le 17 avril ).
https://www.olyrix.com/


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Cyrio

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeLun 21 Jan - 21:01

J'adore la musique baroque italienne !


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Cochevis de Thekla

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeDim 7 Avr - 10:00

Idem, avec une préférence pour Pergolèse.



Une splendeur intégrale. La musique baroque italienne 405462

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un peu vif
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Chakton

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeMar 30 Avr - 11:37

On va donc un peu poursuivre. tongue

Baroque italien : aux origines de l’opéra, le mythe d’Orphée

La musique baroque italienne Montev10
Claudio Monteverdi par Bernardo Strozzi vers 1640


ARTE, dim 2 juin 2019, 18h.
Baroque italien à Versailles.

La naissance de l’opéra italien, au XVIIe (Seicento) dans les cours de Florence et de Mantoue, sous les ors de la Galerie des Glaces.
Œuvres de Monteverdi, Caccini, Malvezzi…

En 1607 est créé le premier opéra « moderne » de l’histoire musicale, L’Orfeo de Claudio Monteverdi pour l’ouverture du carnaval à Mantoue, une œuvre pionnière, ovni lyrique, entre Renaissance et recitar cantando, dont la puissance ne cesse de fasciner musiciens et mélomanes plus de quatre cents ans plus tard.

Dans quel contexte un tel chef-d’œuvre a-t-il pu naître ? La question et la réponse qu’elle appelle, est à l’origine de ce concert. Présentation par ARTE : « L’Italie du XVIe siècle est un véritable laboratoire de recherche musicale : recherche sur l’espace sonore et la spatialisation du son, travail en commun des poètes et des compositeurs! L’époque est follement libre, et tout est fait pour provoquer la stupéfaction et l’émerveillement sur l’auditoire. Les cours rivalisent en inventant des fêtes toujours plus luxueuses, où tous les arts sont réunis. Pour les compositeurs, ces événements représentent l’occasion unique de faire entendre leurs dernières innovations musicales.C’est ainsi que tous les ingrédients sont en place pour la naissance d’un nouveau genre, l’opéra ! ».

Le spectacle pluridisciplinaire “Stravaganza d’Amore!” évoque les splendeurs et le raffinement du spectacle de cour entourant les prémices de l’opéra italien : y dialoguent Monteverdi et ses contemporains oubliés Malvezzi, Da Gagliano, et tous les autres… Le programme très varié mêle les formes diverses (intermèdes lyriques, Sinfonia et Toccata, madrigaux, opéras) recomposées tel un nouvel opéra imaginaire autour de la fable d’Orphée : le poète de Thrace qui s’accompagnait de sa lyre, déclamait avec une telle séduction… qu’il réussit à émouvoir jusqu’au dieu des enfers Pluton (en réalité l’épouse de ce dernier, Proserpine). Orphée put ainsi récupérer sa femme, Eurydice. Le mythe orphique est donc indissociable de la naissance de l’opéra. Dans le chant d’Orphée, sa plainte, déploration et déclaration,expose désormais ses propres sentiments (affetti), au cœur des recherches des compositeurs de la Renaissance et des premiers auteurs lyriques à Florence…

  • Dimanche 2 juin 2019
    18h15 : SOIREE BAROQUE ITALIENNE A VERSAILLES STRAVAGANZA D’AMORE

    (2019-43’) Avec les jeunes espoirs du chant français baroque : Lea Desandre, Eva Zaïcik, Lucile Richardot ,Davy Cornillot, Emiliano Gonzalez Toro, Zachary Wilder, Nicolas Brooymans / Pygmalion, direction Raphaël Pichon. Filmé à la Galerie des Glaces du Château de Versailles, le 11 février 2019 .


Merci à Lucas Irom pour le partage. tongue
https://www.tap-poitiers.com/

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de La Reinta

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeJeu 9 Mai - 9:44

Pour les fans La musique baroque italienne 405462

Le dimanche 28 juillet, l’orchestre régional de Normandie interprétera Stabat Mater de Pergolèse, oeuvre musicale religieuse écrite par l’Italien Giovanni Battista, au XVIIIe siècle.

Et le reste de la programmation
https://actu.fr/normandie/cormeilles_27170/musicales-cormeilles-billetterie-est-ouverte_23577881.html

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Je dois avouer ma dissipation et paresse pour les choses sérieuses
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Chakton

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeJeu 27 Juin - 16:00

MUSICA FIORITA EXPLORE LE STYLE ITALIEN DANS L’ALLEMAGNE DU XVIIIE SIÈCLE

  • Daniela Dolci, toujours à l’affût de répertoires méconnus, propose ici un intéressant mélange d’œuvres instrumentales et vocales avec des allers-retours entre musiques profanes et sacrées qui illustrent parfaitement l’influence italienne sur les compositeurs allemands.


La musique baroque italienne 81rfuy10

  • Les cours princières des petits États qui constitueront l’Allemagne présentent pour les musiciens de l’époque une réserve d’emplois très importante. Certains de ces princes n’hésitent pas à envoyer leurs compositeurs attitrés étudier en Italie pour qu’ils diffusent à leur retour le gusto italiano à la mode. C’est le cas du Margrave de Baden qui envoie Johann Melchior Molter étudier deux ans à Venise et à Rome. Quant au duc Wilhelm von Braunschweig-Wolfenbüttel, il ne reverra plus à sa cour de Rudolstadt le compositeur Johann Adolf Hasse qu’il avait envoyé en Italie. Hasse deviendra un des promoteurs de l’operia seria, et fera une riche carrière entre Naples, Dresde, et de très nombreux voyages. Certains de ces compositeurs itinérants iront jusqu’à se convertir au catholicisme. On peut faire un parallèle entre les voyages des compositeurs de l’époque et l’internationalisme des ensembles d’aujourd’hui qui, comme Musica Fiorita, rassemblent des musiciens de toutes nationalités.

    Daniela Dolci, claveciniste sicilienne installée à Bâle, est ici à la tête de son ensemble Musica Fiorica en formation élargie. Puisant dans le vivier de la Schola Cantorum de Bâle, cet ensemble à géométrie variable s’attache à faire découvrir un répertoire méconnu : dans son abondante discographie, des enregistrements consacrés à Giacomelli, Molter, Gletle, Zanatta, Perti, Vialardolo… et une prédilection particulière pour les trop rares compositrices de l’époque baroque (Barbara Strozzi, Camilla de Rossi, Élisabeth Jacquet de La Guerre). Dans le présent enregistrement, on entendra pour la première fois une cantate inédite de Johann Melchior Molter, maître de chapelle à Eisenach, qui se souvient de ses années vénitiennes et de la fréquentation de Vivaldi. Dans le dernier air, les volutes des violons en dialogue avec la basse nous transportent à Venise. Le contraste avec le choral luthérien qui précède est saisissant : ce sont deux mondes qui co-existent ici. Le chœur y est particulièrement somptueux. Moins convaincante est l’interprétation du concerto de Molter pour deux trompettes. Les difficultés techniques des trompettes naturelles à s’exprimer dans l’aigu gâchent un peu l’excellente réalisation de l’orchestre. L’œuvre qui ouvre le programme, une Ouverture de Johann Friedrich Fasch, mêle inspiration française et italienne. Peut-être parce que Fasch, originaire de Thuringe, n’a pas réussi à concrétiser son désir de voyage en Italie ? On entend, dans cette Ouverture pleine d’une belle énergie, l’influence de Telemann, et on remarquera aussi un très bel air de basson.

    Comme dans tous les enregistrements de Musica Fiorita, on peut admirer l’importance accordée au continuo, qui réunit violoncelle, viole, violone, basson, théorbes, orgue et clavecins. Pour clore le programme, le choix du Te Deum de Niccolò Jommelli permet d’illustrer la présence d’œuvres de compositeurs italiens dans les bibliothèques de nombreuses cours allemandes. Surtout connu pour ses opéras, Jommelli a fait carrière à Venise, Rome et Stuttgart. Mais on a retrouvé de très nombreuses copies de ses œuvres sacrées dans tout l’Allemagne. Ce Te Deum permet d’entendre l’ensemble au complet : chœur, solistes vocaux et les cors naturels qui rejoignent les trompettes pour des tutti instrumentaux somptueux. Mais là s’ouvre un tout autre monde, plus moderne, où le baroque fait place au classicisme.

    par Cécile Glaenzer
    https://www.resmusica.com/


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Chakton

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeMer 22 Jan - 10:19

Amoureux du baroque italien, c'est pour vous. tongue

La musique baroque italienne Musica10


  • Concertos napolitains.
    Giambattista PERGOLESI (1710-1736) : Concerto pour violon solo et divers instruments ;
    Giovanni Battista MELE (1701-1752) : Sonate Decimaquinta pour flûte, violons et basse continue ;
    Francesco SUPRIANI (1678-1753) : Sinfonia pour violoncelle solo ;
    Francesco BARBELLA (1692-1732) : Sonata Terza pour flûte, hautbois et basse continue ;
    Stefano GALEOTTI (1723-1790) : Sonata Prima et Sonata Seconda pour violoncelle et basse continue ;
    Domenico SARRI (1679-1744) : Sonata Undecima pour flûte, violons et basse continue.
    Musica Fiorita, Daniela Dolci . 2019. Livret en allemand et en anglais. 65.27. Pan Classics PC10413.


Lorsqu’on déploie la pochette de cet objet discographique pour en retirer le CD à écouter, on découvre la reproduction d’un tableau de Gaspar van Wittel (1653-1736), éminent représentant du védutisme, ce genre pictural qui fait penser à la scénographie et qui consiste en une représentation de la perspective des paysages. Ce tableau date de 1700-1702 et est intitulé Le Pausilippe et le Palazzo Donn’Anna. On y voit des bateaux de plaisance richement décorés à l’avant-plan, le panorama fastueux du golfe de Naples et, en toile de fond, le Vésuve. Dans l’Antiquité, le Pausilippe était un lieu de villégiature recherché par de riches Romains qui y possédaient des villas. L’une d’elles, du 1er siècle, portait le nom grec de PAUSILYPON, qui signifie « lieu où finissent les chagrins ». Ce décor aux couleurs chatoyantes et chamarrées est la porte d’entrée de ce CD Pan Classics consacré à six compositeurs de notoriété relative. Si le nom de Pergolese est connu, ceux de Sarri, Barbella, Galeotti, Mele et Supriani ne le sont presque pas. De façon significative, on ne trouve aucune mention des quatre derniers personnages dans le Dictionnaire Biographique des musiciens en trois volumes de Baker-Slonimsky paru chez Laffont. C’est dire s’il est nécessaire de les situer brièvement dans l’univers de la musique italienne du XVIIIe siècle. A cet égard, la notice, dont nous nous inspirons, se révèle bien utile.

De Pergolèse, disparu à 26 ans, tout le monde connaît le Stabat Mater ; il a été Maître de Chapelle du Prince Colonna, écuyer du vice-roi de Naples. Il est mort de la tuberculose non loin de là, à Pouzzoles. Le seul concerto pour violon du programme, attribué à Pergolèse, comporte une structure en trois mouvements. L’aspect virtuose domine, ainsi que les passages techniques brillants, qui encadrent un Largo expressif. L’inspiration vivaldienne est présente. Le violoncelle est représenté par des pages de Galeotti et de Supriani. Le premier compositeur est peu explicité dans la notice, on précise qu’il a vécu et étudié à Amsterdam et à Gênes et qu’il a beaucoup écrit pour l’instrument, ce qu’attestent des copies de sonates conservées à la bibliothèque du Conservatoire de Naples. Les Sonata Prima et Seconda sont des exemples du style galant et ornementé dont il était coutumier. Quant à Supriani, il est l’auteur d’un ouvrage de méthodologie pour le violoncelle qui démontre le haut degré de virtuosité à laquelle la ville de Naples était arrivée au XVIIIe siècle. Sa Sinfonia en solo, qui est aussi une sonate en quatre mouvements avec basse continue, est un témoignage lyrique de l’art de ce créateur, qui ne néglige pas non plus la solennité.

La flûte est au centre des partitions de Mele, Barbella et Sarri. Né à Naples, où il a étudié au Conservatoire, Mele a fini par quitter sa ville natale en 1732 pour se rendre à Madrid, à la Cour du Duc d’Osuna. Il a essentiellement écrit pour l’opéra ; la Sonata Decimaquinta du CD serait sa seule composition instrumentale et daterait de sa période napolitaine. En quatre courts mouvements, elle alterne un Andante aux traits rapides, suivi d’une Fugue, avant un langoureux Adagio qui précède un Allegro conclusif en arpèges rapides. Barbella a travaillé à Naples dans les années 1720. La Sonata Terza pour flûte et hautbois du CD est la seule œuvre que l’on conserve de lui pour la flûte, une page riche en contrastes harmoniques et au matériel thématique plaisant. Pour Sarri, prolifique compositeur d’opéras, on possède un peu plus d’indications. Originaire des Pouilles, il est venu à Naples en 1686 et y est devenu Maître de Chapelle à la Chapelle Royale. Après la disparition d’Alessandro Scarlatti en 1725, Sarri prend possession de la scène napolitaine et brille dans le domaine lyrique, tout en devenant le directeur de multiples institutions religieuses. Il n’a pas négligé la musique instrumentale. Sa Sonata Undecima pour flûte et hautbois montre le style théâtral qui domine sa production, proche du chant, avec des mouvements où règnent la finesse de l’esprit et les rythmes populaires.

Ce programme varié est servi avec goût par l’ensemble Musica Fiorita dirigé par Daniela Dolci qui tient aussi les parties d’orgue et de clavecin. Les solistes sont German Echeverri au violon, Daniel Rosin au violoncelle et Priska Comploi à la flûte. Ils sont passés tous les trois par la Schola Cantorum Basiliensis, tout comme Daniela Dolci. On sent une grande complicité de tous les acteurs de ce répertoire, significatif de la qualité de l’école napolitaine de ce si passionnant XVIIIe siècle. Ce programme, qui enrichit la connaissance de cette époque et procure un plaisir d’écoute, a été enregistré en février 2019 à l’Adullam-Kapelle de Bâle.
https://www.crescendo-magazine.be/concertos-napolitains-avec-musica-fiorita/

Plaisir garanti. La musique baroque italienne 580524

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Comte de Lautreamont

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitimeMer 22 Jan - 10:27

Pris bonne note. Wink Merci

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MessageSujet: Re: La musique baroque italienne   La musique baroque italienne Icon_minitime

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