Le Boudoir de Marie-Antoinette

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 Léopold II

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MessageSujet: Re: Léopold II   Léopold II - Page 3 Icon_minitimeSam 17 Mar - 19:25

Léopold était terriblement freiné par Kaunitz . C'est sa seule excuse ...
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levengeur

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MessageSujet: Re: Léopold II   Léopold II - Page 3 Icon_minitimeLun 10 Juil - 8:52

rencontre et entretien entre augeard secrétaire des commandements de marie antoinette et l empereur leopold
extrait des mémoires d'augeard dont j ai parlé ici
https://maria-antonia.forumactif.com/t9469-le-projet-d-evasion-d-augeard

Je me présentai devant Sa Majesté l’Empereur Léopold le lendemain de son arrivée à Francfort. Il me reçut avec bouté; il me demanda de lui faire part du sujet de mon procès. Je lui rendis compte fidèlement du plan d’évasion que j’avois donné à la Reine, en lui assurant que je ne me serois pas permis de m’expliquer ainsi vis-à-vis d’elle, si je n’avois pas été secrétaire de ses commandements; que je ne m’élois mêlé d’aucun projet de contre-révolution, ni de la sortie du Roi, parce que, in’étant point son ministre, cela ne me regardoit pas. J’ai eu trois audiences de ce prince. Je n’entrerai point ici dans plusieurs détails particuliers concernant l’intérieur et les intrigues de la cour, que Sa Majesté Impériale connoissoit au moins aussi bien que moi, quoiqu’ils aient cependant occasionné en grande partie nos malheurs. Je dirai seulement que l’Empereur étoit persuadé intimement que les mauvais propos sur sa sœur, qui alloient jusqu’à la diffamation, avoieut pour auteurs ceux de sa société qu’elle avoit le plus comblés de biens, de grâces et d’honneurs. Je ne parlerai que de ce qu’il m’a dit concernant la Révolution :

"J’ai écouté. Monsieur, avec intérêt le plan que vous aviez donné à ma sœur. Je le trouve parfaitement bien conçu parce qu’il est simple, et, par conséquent, devoit réussir. Je ne ferai absolument rien pour elle qu’elle ne l’ait exécuté, car si j’ai l’air de prendre à sa personne le moindre petit intérêt, je la fais égorger, et mon neveu et ma nièce. 11 faut qu’elle sorte, mandez-Ie-lui. Donnez votre lettre à M. le comte de Lichtenstein, qui se chargera de votre dépêche : c’est mon ambassadeur extraordinaire que j’envoie à voire cour notifier mon couronnement.
Quant à la Révolution françoise , il m’est assez difficile de m’en mêler : il n’est aucun souverain dans l’univers qui ait le droit de demander compte à une nation d’une constitution qu’elle se donne; si elle est bonne, tant mieux
pour elle; si elle est mauvaise, es voisins en profiteront.

— Votre Majesté me permet-elle de lui représenter très-respectueusement que si cette constitution tendoit à soulever les peuples contre leur légitime souverain...

— Votre gouvernement a été le premier à donner en plusieurs occasions ce funeste exemple; mais ce qui est arrivé en France arrivera plus difficilement chez moi : mes Etats sont moins rassemblés, moins réunis que les vôtres; les langages étant tout différents, il se trouvera plus de difficulté pour s’entendre et se communiquer, et j’aurai grand soin de ne pas prendre des étrangers pour ministres, des protestants pour instruire mes sujets catholiques, et des républicains pour gouverner mes Etats monarchiques. Je ne puis concevoir encore comment le Roi de France n’a pu trouver autour de lui un homme fidèle qui se soit jeté à ses pieds pour le détourner
d’un choix aussi funeste que celui de M. Necker. Quand je lus son Compte rendu, le le pris pour un charlatan ; mais après son livre sur les opinions religieuses, je l’ai regardé comme un être si dangereux,
que je n’aurois pas hésité à le faire enfermer. La dilapidation de vos finances étoit effroyable; comment a-t-on pu confier un objet aussi important à un être aussi décrié, aussi immoral que votre M. de Calonne? J’apprends qu’après avoir été pendant un an l’agent secret de M. le comte d’Artois, ceprince l’appelle aujourd’hui en évidence auprès de lui. Comment est-il possible qu’il mette à la tête de son conseil un homme que son frère, qui est son Roi, a chassé des siens; un homme inculpé par le Parlement de Paris à raison d’accusations les plus
graves; un homme en état d’accusation, dont le procès est commencé; un homme que mon beau-frère, pour avoir l’air de le punir, mais encore plus pour le dérober aux regards de la justice, renvoie à sa terre? Il ose rompre le ban que son souverain lui avoit indiqué, et se met en état de rébellion en se rendant fugitif, et où? et chez qui? chez la puissance rivale de la vôtre. Si le Roi lui a fait une injustice en le disgraciant, est-ce à M. le comte d’Artois de choisir le moment où son frère est malheureux pour afficher cette prétendue injustice dans les cours étrangères? Pour moi, je suis persuadé que sa disgrâce est bien méritée; aussi ne pourrai-je jamais
avoir en lui la moindre confiance."

Dans les différentes conférences que j’eus avec l’Empereur, je lui avois parlé des princes possessionncs en Alsace et en Lorraine, et j’en avois parlé sur les vrais principes de la féodalité. Il parut même surpris de mes connoissances , et me demanda quel rapport il pouvoit donc y avoir entre les instructions que je lui paroissois avoir acquises sur la féodalité, et les fonctions de ma place auprès de sa sœur. Je lui répondis que j’avois été vingt ans de ma vie à la tète de l’administration des domaines de France.

« Dans ce cas, écoutez-moi. Si ma sœur, par impossibilité, ne pouvoit pas sortir, il faudroit que le Roi de France pût avoir un ministre assez fidèle et assez honnête pour me faire déclarer la guerre par l'Assemblée nationale : je n'aurois pour lors aucunes raisons à donner à mes sujets, ni de manifeste à faire; mais comme je crains beaucoup que mon beau-frère ne puisse trouver un ministre assez habile et assez honnête homme pour remplir cette vue, il me reste encore une raison, c’est d’être condamné par la diète de Ratisbonne, comme chef de l’Empire, à déclarer la guerre à la France à raison de l’affaire des princes possessionnés en .Alsace; et à cet effet,
je vous charge expressément de la suite de celte affaire. Il faut vous rendre auprès de l’évêque de Spire : c’est le prince de l’Allemagne le plus instruit dans celle matière. Je le préviendrai, afin que vous y soyez reçu agréablement, et il vous donnera des renseignements pour traiter cette affaire avec les autres princes d’Allemagne; mais dites-lui bien qu’il ne faut la guerre qu’à la dernière extrémité, et dans le cas que ma sœur ne pourroit pas sortir, car une fois hors du royaume, je demanderai à mon beau-frère ce qu’il veut. S’il veut régner despotiquement, ce n’est pas mon affaire; s’il veut régner suivant les lois, je m’adresserai aux états généraux pour connoître leur intention, car s’ils vouloient détrôner leur Roi, j’irois à Son secours."

Comme Sa Majesté Impériale me demandoit quantité de détails qui exigeoient du temps et que j’étois avare du sien, je la suppliai de vouloir bien me renvoyer à un de ses ministres.

"Et pourquoi cela? J’aime mieux travailler avec vous, et puis je n’ai point sous ma main le ministre que cela pourroit concerner.

— Mais , Sire , voilà déjà trois fois que l’on me voit entrer dans votre cabinet ; n’est-il pas à craindre. . .

— Qu’avez-vous à craindre?

— Ce n’est pas pour ma personne. Sire, mais il vaudroit mieux qu’on ne sût pas que je vois Votre Majesté. Il y a ici bien de la propagande.

— Je le sais, mais cela est égal; je vais prendre votre adresse, et je vous ferai avertir."

Léopold II - Page 3 Zzzfav10

Et Sa Majesté prit la peine elle-même de l’écrire. Je fus le soir même au jeu de l’Impératrice, où étoient tous les François connus (...)

je vais mettre la suite ici
https://maria-antonia.forumactif.com/t39p500-marie-caroline-la-soeur-preferee-de-marie-antoinette



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Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton
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